Et il le chante en effet dans les hymnes d'adoration qui suivent ce
chant de triomphe avec une magnificence de parole égale à la
magnificence des oeuvres divines qu'il célèbre.
«Les cieux racontent la gloire de Dieu; le firmament prophétise
l'oeuvre de ses mains!
«L'aurore parle à l'aurore, et la nuit enseigne à la nuit ses
mystères.
«Point de parole ici-bas et là-haut qui soit vide de lui!
«L'écho de ces louanges retentit dans tout l'univers. Il a dressé une
tente pour le soleil; et lui (le soleil), comme un nouvel époux
sortant de sa couche, s'élance, ivre de joie, pour parcourir sa
carrière.
«Il part du bord des cieux, et sa course s'étend jusqu'à l'autre bord;
rien ne peut échapper à sa chaleur!»
Puis, passant sans transition de l'ordre matériel à l'ordre moral, le
poëte chante en strophes réfléchies la sagesse de Jéhovah empreinte
dans la conscience de l'homme vertueux.
Puis un chant pour inspirer la confiance au peuple la veille des
batailles:
«Ceux-ci se confient dans leurs chariots de guerre, ceux-là dans leurs
chevaux de bataille; mais nous, Jéhovah, dans ton nom!»