DAVID.

(2e PARTIE.)

À la fin du dernier Entretien sur la poésie sacrée nous comparions

David à Pindare.

Quelle différence d'accent, disions-nous, avec le poëte lyrique de

Bethléem! Dans Pindare, c'est l'imagination cultivée; dans David,

c'est le coeur humain inculte qui éclate.

Parcourons ses principales odes sacrées en les rattachant à sa vie.

I

Le jeune barde est dans la tente de Saül. Saül est inquiet de sa

destinée en présence de l'armée ennemie qui envahit les vallées

intérieures de son royaume; il tremble pour son peuple et pour sa

couronne; il se demande si son Dieu ne l'a pas abandonné. David, qui

voit toutes ces pensées sur le visage du roi, prend sa harpe, et,

s'associant en esprit aux angoisses d'esprit de son maître, il chante,

en interrogeant Jéhovah et en se répondant comme par la bouche de

Jéhovah à lui-même. Lisez ce chant, bref comme un cri, désordonné

comme une ode, affirmatif comme un oracle.

Nous traduisons nous-même, en nous aidant pour le sens et pour les

moeurs de la traduction de M. Cahen, véritable miroir du mot par le

mot, nouveau jour jeté sur la Bible.

Cours familier de Littérature - Volume 06 · 第 69 / 196 题