Delphine à mademoiselle d'Albémar.
Paris, 25 mai.
La lettre de Léonce que vous m'envoyez, ma chère soeur, est
extrêmement remarquable; comme M. Barton m'avoit demandé de l'ouvrir,
je l'ai lue; depuis deux heures qu'elle est entre mes mains, elle a
fait naître en moi une foule de pensées qui m'étoient nouvelles. Je
vous ferai part de mes réflexions une autre fois; le seul mot que je
sois pressée de vous dire, c'est que la lecture de cette lettre a
tout-à-fait calmé les idées qui me troubloient, et que je n'ai plus à
craindre le mauvais mouvement qui me faisoit envier le sort de ma
cousine.