I
DAPHNIS.--Je viens de faire ma dernière course à la mairie. Tout est
prêt. Que ne peut-on s'endormir garçon et se réveiller marié!
LYCÉNION.--Moi, je suis allée chez le fleuriste. Il s'engage à fournir
tous les jours un bouquet de quatre francs. Oh! j'ai marchandé! Par ces
temps froids, ce n'est pas cher.
DAPHNIS.--Non, s'il porte les fleurs à domicile et si elles sont belles.
LYCÉNION.--Naturellement. Ensuite, j'ai prié Myrtale de nous chercher un
éventail, une bague, une bonbonnière et quelques bibelots ravissants.
Elle n'avait rien en boutique. J'ai dit que nous voulions nous montrer
généreux, sans faire de folies toutefois.
DAPHNIS.--Évidemment. Et ce sera payable?...
LYCÉNION.--À votre gré.