Quatre traits qui distinguent la piété salésienne.--Importance de la
confession dans le système salésien d’éducation.--L’Eucharistie et la
dévotion à la Mère de Dieu, double rempart de toute vertu.--La société,
l’école et la famille, jadis conseillères du bien, devenues souvent
aujourd’hui complices du mal.--La vertu du jeune homme, plus tentée et
moins protégée, doit donc endosser la double cuirasse de la foi et de la
piété.--Importance de la première éducation chrétienne; elle se survit à
elle-même, se retrouve aux heures difficiles et finit par sauver les
âmes.
Se rappelle-t-on la marque de flétrissure que jadis un grand
romancier[16] infligeait à certaines maisons d’éducation? «De vie
religieuse aucune, qu’un formalisme vide et inefficace. De vie morale
pas davantage... Il a manqué à cette éducation les deux outils
nécessaires d’hygiène collective et individuelle qu’avaient entre leurs
mains les inventeurs de l’éducation cloîtrée: la Confession et la
Communion.» C’est précisément pour assurer à ses fils cette vie morale,
presque toujours absente des établissements purement laïcs, que le
Bienheureux Don Bosco fit, dans son système d’éducation, une si large
place à la vie religieuse. De fait, l’observateur, même distrait, qui
cherche à découvrir le mécanisme secret de l’éducation salésienne,
demeure toujours frappé de la piété intense qu’elle développe.
[16] Paul Bourget
Ne prenez pas cet adjectif en mauvaise part et n’allez pas croire que
les maisons salésiennes gavent leurs enfants de prières et d’exercices
pieux[17]: vous seriez loin, très loin du compte. La piété salésienne
est tout ce qu’il y a de raisonnable et d’équilibré, mais en même temps
de solide et de vivant. Quatre traits la distinguent: _elle s’appuie sur
une forte instruction religieuse,--elle essaie de saisir l’enfant tout
entier,--elle respecte pleinement la liberté de l’âme,--et pratiquement
elle aboutit à mettre le jeune homme en contact permanent avec la source
de toute force: la grâce de Dieu._
[17] Sait-on, par exemple, que les prières du soir, telles que les a
composées Don Bosco pour ses enfants, ne durent que quatre minutes
au maximum? Détail piquant: le Bienheureux ne consentit jamais à les
faire dire à la chapelle, mais voulut toujours les entendre réciter,
en été sous les portiques, en hiver dans une salle close quelconque,
pour habituer ses enfants à prier partout, disait-il, pour les
dresser à la prière en famille, et aussi pour se ménager un peu plus
de liberté dans les avis paternels que chaque soir il leur donnait
en leur souhaitant une bonne nuit.
* * * * *
Une piété mécanique ou purement sentimentale, Don Bosco l’eut toujours
en horreur. Sur ce terrain comme sur les autres, il voulait que la
raison et la foi fussent guides et maîtresses. Il savait comme le
souffle du siècle, les nécessités matérielles de l’existence, les
rechutes du péché ont tôt fait de jeter à terre des habitudes
religieuses qui ne s’appuieraient que sur des réflexes ou des
attendrissements vagues. Mettre une doctrine solide à la base de la vie,
celle-là même que Jésus-Christ est venu révéler aux hommes, ce fut le
grand souci de cette âme d’éducateur. De la piété, oui, mais de la piété
appuyée sur un corps d’idées religieuses, seul capable--et encore!--de
la sauver de tout naufrage. Voilà pourquoi dans les maisons salésiennes
l’instruction religieuse demeure au premier plan des préoccupations des
maîtres. Pour en imprégner l’âme, ils s’ingénient de mille
façons. Instructions courtes, mais solides, vivantes, imagées,
pratiques,--catéchismes bien préparés et suivis avec attention,--brefs
sermons de cinq minutes clôturant les prières du soir et déposant au
cœur des enfants une pensée grave pour nourrir leur sommeil,--courtes
lectures terminant la messe ou précédant le salut,--allusions
religieuses ou morales s’agrafant un peu sur tout, le plus naturellement
du monde, en récréation comme en classe, sur un texte de Virgile, comme
sur une anecdote contée en cour,--rappel fréquent mais nullement
fastidieux des vérités fondamentales, par tous les moyens dont disposent
un zèle ingénieux ou une pédagogie attentive: tout est tâté, éprouvé et
employé dans le dessein d’enfoncer dans cette jeune tête une doctrine de
vie assez riche et assez forte pour préserver à l’heure du mal ce cœur
fragile.
Mais ce n’est pas l’intelligence seule que, dans ce système, l’éducateur
cherche à atteindre. Elle d’abord, elle surtout, certes; mais tout le
reste ensuite, toute l’âme, tout l’enfant,--aussi bien son cœur que son
imagination, aussi bien ses sens que sa mémoire. Cette piété
s’efforce--et presque toujours avec succès--à faire aimer la maison de
Dieu, à rendre la religion attrayante, nullement importune ni pesante.
Pour atteindre ce but, les offices seront brefs, variés, agréables,
spectacle pour les yeux, charme pour les oreilles, intérêt pour
l’esprit, émotion profonde pour le cœur. Les enfants de chœur, stylés et
recueillis, déploieront leurs longues théories dans le sanctuaire;
l’autel sera paré avec goût, baigné de lumières, parfumé de fleurs; les
chants s’imprégneront de foi et d’art, et tous y participeront. Rarement
l’ennui, ou la rêverie qui y achemine, viendront mordre sur ces âmes
d’enfants, car s’ils ne prient pas à haute voix, un joli cantique
populaire les fait vibrer à l’unisson. En un mot, l’église redevient
pour ces petits chrétiens du XXe siècle ce qu’elle était pour nos aïeux
du XIIe ou du XIIIe: la maison qui a tellement su captiver nos cœurs, où
on a senti Dieu si présent et si doux, qu’instinctivement, à l’heure de
la tentation ou de la misère, ou du découragement, ou de la grande
douleur, l’âme y accourt comme à son refuge naturel.
Il faut dire aussi que pour la leur faire aimer on ne s’est servi
d’aucun de ces procédés de contrainte qui, sur l’heure, peuvent bien
plier les volontés, mais ne réussissent jamais à conquérir les cœurs. Ce
fut, en effet, un des principes les plus chers de la pédagogie de Don
Bosco que le soin jaloux avec lequel il respectait la liberté religieuse
de ses enfants. Faciliter le plus possible à ses fils l’accès des
Sacrements, incliner suavement les âmes vers la prière, insinuer
habilement les graves pensées qui font mûrir les décisions
bienfaisantes, exhorter, même directement, ces petits chrétiens à
retourner leur vie, ou à la rendre meilleure en s’approchant du pardon
de Dieu ou de l’Hostie-Sainte: cela oui; mais ne rien devoir, en fait de
piété, à la contrainte. Donc pas de communions fixes, à tel jour, tout
le collège réuni, banc par banc; pas de communions dites générales, où
la timidité de quelques-uns se laisse fatalement entraîner par le flot
de communiants vers le sacrilège; pas de confessions réglementées,
classe par classe; mais la liberté, la liberté, la sainte liberté des
enfants de Dieu, cette liberté que la grâce elle-même respecte, tout en
l’assiégeant de mille façons pour la plier divinement à ses fins.
* * * * *
Et à quoi visaient, en fin de compte, cette solide instruction
religieuse et ce charme répandu sur la piété? A mettre l’enfant en
contact précoce et fréquent avec les trois sources de vie surnaturelle:
la _confession_, la _communion_, la _dévotion à la Sainte Vierge_.
C’est inouï comme Don Bosco a insisté tout au long de sa vie sur la
pratique de la confession! Elle était pour lui le grand moyen éducateur.
Il revenait toujours sur ce point dans ses fameux «petits mots du soir».
Sous les portiques de sa maison il avait fait peindre en caractères
ultra-visibles des maximes de l’Écriture, qu’il voulait graver pour la
vie dans la mémoire de ses fils; trois sur quatre se rapportaient au
sacrement de Pénitence. Après le saint Curé d’Ars, on peut affirmer sans
crainte que Don Bosco fut l’homme qui confessa le plus dans son siècle.
Comme l’a si bien dit Huysmans: «Il confessait à l’église, en plein air,
dans un coin de chambre, et le souvenir nous a été conservé de cet
admirable prêtre confessant dans ce pré qu’il avait loué, alors que tous
les propriétaires d’immeubles l’avaient, les uns à la suite des autres,
congédié. Il s’asseyait sur un petit tertre, et, à distance, formant le
cercle, les enfants à genoux se recolligeaient, s’apprêtaient à lui
avouer leurs défauts ineffacés ou leurs oublis. Et l’on voit Don Bosco,
avec sa physionomie débonnaire de vieux curé de campagne, prenant celui
de ses pénitents qui a terminé l’examen par le col. Il l’enveloppait de
son bras gauche et appuyait légèrement la tête de l’enfant sur son cœur;
ce n’était plus le juge, mais le père qui aidait le fils dans l’aveu si
souvent pénible des moindres fautes.»
Et avec une psychologie profonde de l’enfant, n’ignorant pas que son
attention est toute petite, il n’abusait jamais des conseils; deux
phrases, trois phrases, mais si justes, si appropriées à l’état d’âme,
c’était tout ce qu’emportait le pénitent, en plus du pardon. Cela
suffisait largement à le maintenir solide jusqu’à la prochaine
confession. Le Bienheureux se rattrapait, si l’on peut dire, à propos
des confessions générales. Son zèle s’ingéniait à les provoquer chez les
pénitents qu’il ne connaissait pas, ou qu’il sentait inquiets, troublés
dans leurs rapports avec Dieu. Quand il avait reçu cet aveu de tout un
passé, il demeurait tranquille sur l’âme qui le lui avait confié; il
était sûr de la tenir, de la guider, de la conquérir au bien.
Pour l’aider dans cette tâche, il comptait sur la double force dont
dispose un chrétien dans la lutte contre le mal: l’Eucharistie et le
secours de la Mère de Dieu. Dès les premiers jours de son ministère
sacerdotal, le Bienheureux fut un chaud partisan de la communion précoce
et de la communion fréquente. De nos jours on n’a plus de mérite à faire
communier tôt et souvent les petits chrétiens; Rome a parlé, cela
suffit. Mais il y a cinquante, soixante, quatre-vingts ans? Or, dès
1847, Don Bosco, dans son premier internat, poussait à la communion
fréquente; et elles sont de lui, ces lignes gracieuses, vieilles de plus
de soixante ans: «Quand un enfant sait distinguer entre le pain
ordinaire et le pain eucharistique, quand il a une instruction
suffisante, il ne faut pas s’occuper de son âge, il faut que le Roi des
cieux vienne régner dans cette âme.» L’Eucharistie, est la première
colonne de salut.
La seconde est la dévotion à la Très Sainte Vierge. Toute sa vie, il l’a
prêchée. Ce conseil de sa mère au matin de sa prise de soutane: «Si un
jour tu deviens prêtre, propage sans cesse la dévotion à la Sainte
Vierge», il l’a suivi jusqu’à son dernier souffle. Trois jours avant de
mourir, au seuil de l’agonie, il murmurait à ses disciples: «Du haut de
la chaire et dans vos conversations, insistez sur la dévotion à la
Sainte Vierge et la communion fréquente.» Il sentait, qu’armée de ces
deux boucliers, l’Hostie et la Vierge, la vertu de ses fils, si guettée
et si attaquée qu’elle fût, triompherait des pires séductions.
Un songe mystérieux d’une nuit de mai 1862 le lui avait d’ailleurs
confirmé. Il avait vu, secouée par une mer déchaînée et assaillie par
des ennemis en fureur, une flotille d’embarcations légères, symbolisant
ses anciens élèves répandus par le monde. Elle n’échappait à l’ennemi et
au naufrage qu’à condition d’aller jeter l’amarre, derrière le vaisseau
amiral portant le Pape, à deux colonnes gigantesques surgies des flots
en courroux: l’une était surmontée d’une Hostie, l’autre de l’effigie de
la Vierge.
Ce dernier trait couronne comme d’un sourire le chapitre final de cette
pédagogie qui, en somme, ne visait, depuis son point de départ, qu’à
faire vivre en grâce avec Dieu, amis du Christ et de sa Mère, les jeunes
chrétiens confiés à l’éducateur, pour que, demain, dans la terrible
mêlée des passions, ils pussent tenir ferme, observer la loi divine et
sauver leur âme. Théorie aussi simple que savante, aussi claire que
forte, aussi ancienne que moderne!
* * * * *
Ce dernier adjectif tombé de notre plume est un de ceux qui qualifient
le mieux cette façon d’éduquer l’enfance, _in hymnis et canticis_.
Jamais plus que de nos jours il ne fut urgent d’asseoir la persévérance
des mœurs de la jeunesse sur une solide piété. Le monde, depuis soixante
ans, évolue terriblement, et en sens fâcheux. Jadis, pour freiner le
jeune homme, à l’heure fatale de la crise, à l’éveil tempétueux des
passions, pour apaiser ce sang chaud et bouillant, semblable à un vin
fumeux[18], comme parle Bossuet, l’Église pouvait compter sur trois
alliées: la société, l’école et la famille. Les pensées de foi qu’elle
versait d’autorité dans le cœur du jeune homme, les habitudes de piété
auxquelles elle pliait doucement sa volonté, ne trouvaient que rarement
de l’opposition dans ces trois milieux. Que dis-je? Cette triple
institution collaborait avec elle, et chacune dans sa sphère--la société
un peu, l’école beaucoup, la famille passionnément--renforçait l’action
bienfaisante du prêtre. De nos jours les rôles sont renversés. Huit fois
sur dix--et nous sommes indulgents--société, école et famille sont
complices du mal, tout au moins en le laissant opérer à son aise. A
certains jours même, c’est à se demander comment des vertus de jeunes
gens peuvent y résister: dans les carrefours, les pires tentations
affichées ou s’affichant sous l’œil paterne de la police; à l’école, une
doctrine justifiant tout, légitimant tout; au sein de la famille,
l’autorité du chef ne sachant plus sur quoi s’appuyer, abdiquant devant
le caprice de l’enfant, quand elle ne s’oublie pas à lui jeter les rênes
sur le cou. Cependant, comme si la défection de ces trois alliées de la
veille ne suffisait pas pour désemparer une pauvre volonté humaine,
fragile et inexperte, des courants de mal d’une extrême puissance se
déchaînent à travers le monde, semblant ne viser qu’à envelopper et
entraîner la jeunesse contemporaine. Quelle formidable organisation les
forces mauvaises ont dressée, au cœur de la société, pour capter de
toutes façons, par toutes ses facultés et tous ses sens, l’âme de
l’adolescent! Alors? Qui sauvera ce malheureux de la fournaise? Jadis,
en plus de l’Église, ils étaient trois à appuyer sa faiblesse; de nos
jours ils sont quatre à conspirer, positivement ou négativement, contre
elle. D’où lui viendra le salut à cette pauvre jeunesse si tentée, si
guettée, si assaillie? Qui l’aidera efficacement à traverser la crise?
Qui l’aidera aussi, à quelques années de là, à se tenir droite et solide
dans la vie? Seule, une piété forte, bien entendue, appuyée sur une foi
éclairée et vivante, se tenant en contact permanent avec toutes les
sources d’énergie divine, plaçant au-dessus de tout l’amitié de Dieu et
fréquentant avec amour, quoique sans tapage ni ostentation, la prière et
les Sacrements. Jadis, dans les temps très lointains, à la rigueur, une
piété quelconque pouvait suffire. De nos jours il en faut une autre, pas
commune, comme l’épreuve à traverser. Et c’est ce que Don Bosco avait
admirablement saisi, quand il demandait à ses fils de comprendre leur
époque, de sentir la gravité des périls qui guettent la jeunesse, et de
l’armer, pour ces luttes, d’une double cuirasse de foi et de piété.
[18] Panégyrique de saint Bernard, premier point.
* * * * *
A-t-elle toujours suffi, cette armure? Quoique criblée de coups,
a-t-elle toujours protégé de la défaite les poitrines qui l’avaient
endossée? Hélas, non! Nous n’éprouvons pas de peine à avouer loyalement
qu’en certaines circonstances, portée par certains jeunes hommes, elle
s’est montrée insuffisante. La vie est méchante, les hommes aussi, et
ces courants auxquels, quelques phrases plus haut nous faisions
allusion, sont d’une violence à engloutir les meilleurs nageurs. Dès
lors, nul ne s’étonne que plus d’un ancien élève des maisons de Don
Bosco n’ait pas persévéré sur le chemin que lui avaient montré ses bons
maîtres.
Mais nous sommes tranquilles quand même sur l’issue fatale de leurs
écarts: ils nous reviendront. Nous aussi nous sommes des _semeurs de
remords_. Ce n’est pas impunément qu’à l’âge des pures tendresses l’on a
aimé Jésus-Christ et sa Mère. Ça se retrouve. Un jour viendra, une heure
sonnera où ils s’agenouilleront à nouveau, en désir au moins, au
tribunal de la Pénitence, à la Table Sainte, à l’autel de Marie. Sera-ce
tôt, sera-ce tard? Sera-ce à la minute de la mort, ou au lendemain d’une
grande faute? Sera-ce tout proche d’un grand bonheur, ou pas loin d’un
deuil cruel? Sera-ce au soir d’une catastrophe, ou à la veille d’une
grave décision? Nul ne le sait: c’est le secret de Dieu. Mais encore une
fois, nous sommes tranquilles: nous les aurons.
Enfants prodigues, ils rentreront un jour ou l’autre à la maison
paternelle, où les attendent leurs frères demeurés fidèles. Or, ceux-ci
sont légion. C’est par milliers, en effet, que le Bienheureux et ses
fils ont, grâce à cette éducation de piété, peuplé la terre de jeunes
hommes chrétiens. Jadis, il n’y a pas trente ans, cette plante se
faisait rare; de nos jours, Dieu merci, on en respire le parfum un peu
partout, aussi bien à l’usine qu’au bureau, aussi bien dans la mine que
sur le chantier, aussi bien sur les places publiques que dans l’intimité
des foyers. Le jeune homme chrétien! Voilà bien le produit authentique
de ce cœur à cœur entre le Dieu de l’Eucharistie et l’âme d’un faible
chrétien! Type séduisant de beauté morale, antipathique à personne, et
d’où s’échappe une vertu salutaire à tous! Secoué comme quiconque par
les enchantements de la vie et les tentations vivantes embusquées à tous
les carrefours, comme aussi par les convoitises de la volonté et les
doutes de l’esprit, mais passant au travers de ce monde d’ennemis
conjurés, parce que la force de Dieu est en lui.
Le fruit fait juger de l’arbre, dit l’Évangile. Pour qu’un tel miracle
de force et de tendresse, de dévouement et de pureté s’épanouisse, à
l’heure qui sonne, sous le ciel de Dieu, il faut bien que l’éducation
qui l’a lentement mûri soit de bonne qualité.