NOTE N (_Lettre LXXXIX_, p. 425, dernière ligne)

Il paraît que cette dernière phrase n'appartient pas à cette lettre, qui

devait se terminer comme il suit:

«...Que lui reste-t-il? Que nous restera-t-il dans cet abandon, seule

destinée qui nous soit commune? Quand le songe de l'aimable et de

l'honnête vieillit en notre pensée incertaine; quand l'image de

l'harmonie descend des lieux célestes, s'approche de la terre, et se

trouve enveloppée de brumes et de ténèbres; quand rien ne subsiste de

nos affections ou de notre espoir; quand nous passons avec la fuite

invariable des choses et dans l'inévitable instabilité du monde! mes

amis! elle que j'ai perdue, vous qui vivez loin de moi! comment se

féliciter du don d'existence?

«Qu'y a-t-il qui nous soutienne réellement? Que sommes-nous? tristes

composés de matière aveugle et de libre pensée, d'espérance et de

servitude; poussés par un souffle invisible malgré nos murmures;

rampants à la vue des clartés de l'espace sur un sol immonde, et roulés

comme des insectes dans les sentiers fangeux de la vie, mais, jusqu'à la

dernière chute, rêvant les pures délices d'une destination sublime.»

Oberman · 第 134 / 155 题