On a fait plusieurs essais de paroles adaptées à cette _marche_ des
pasteurs. Un de ces morceaux, en patois de la Gruyère, contient
quarante-huit vers.
_Les armaillis di Columbette
Dé bon matin sé son leva,_ etc.
Une de ces sortes d'églogues, composée, dit-on, dans l'Appenzel, en
langage allemand, finit à peu près ainsi: «Retraites profondes,
tranquille oubli! O paix des hommes et des lieux, ô paix des vallées et
des lacs! pasteurs indépendants, familles ignorées, naïves coutumes!
donnez à nos coeurs le calme des chalets et le renoncement sous le ciel
sévère. Montagnes indomptées! froid asile! dernier repos d'une âme libre
et simple!»