JOHN MACRAY.

Oxford.

_Murder of Monaldeschi_ (Vol. viii., p. 34.).--The following account

of this event is taken from the _Biographie Universelle_, article

"Christine, reine de Suède:"

"Cet Italien avait joui de toute la confiance de la reine,

qui lui avait révélé ses pensées les plus secrètes. Arrivée

à Fontainebleau, elle l'accusa de trahison, et résolut de le

faire mourir. Un religieux de l'ordre de la Trinité, le P.

Lebel, fut appelé pour le préparer à la mort. Monaldeschi se

jeta aux pieds de la reine et fondit en larmes. Le religieux,

qui a publié lui-même un récit de l'événement, fit à Christine

les plus fortes représentations sur cet acte de vengeance

qu'elle voulait exercer arbitrairement dans une terre étrangère

et dans le palais d'un grand souverain; mais elle resta

inflexible, et ordonna à Sentinelli, capitaine de ses gardes,

de faire exécuter l'arrêt qu'elle avait prononcé. Monaldeschi,

soupçonnant le danger qu'il courait, s'était cuirassé: il

fallut le frapper de plusieurs coups avant qu'il expirât, et

la galerie des Cerfs, où se passa cette scène révoltante, fut

teinte de son sang. Pendant ce temps, Christine, au rapport

de plusieurs historiens, était dans une pièce attenante,

s'entretenant avec beaucoup de calme de choses indifférentes;

selon d'autres rapports, elle fut présente à l'exécution,

accabla Monaldeschi de reproches amers, et contempla ensuite

son cadavre sanglant avec une satisfaction qu'elle ne chercha

point à dissimuler. Que ces détails soient fondés ou non, la

mort de Monaldeschi est une tache ineffaçable à la mémoire de

Christine, et c'est à regret qu'on voit sur la liste de ses

apologistes le nom du fameux Leibnitz."

In the answer which Queen Christina sent to the objections made in Poland

to her election as their sovereign, occurs the following passage:

"Le Père dira en témoignage de la vérité, que cet homme me

força de le faire mourir par la trahison la plus noire qu'un

serviteur puisse faire à son maître; que je n'ordonnai sa

mort, qu'après l'avoir convaincu de son crime par les lettres

en original écrites de sa propre main, et après de lui avoir

fait avouer à lui-même, en présence de trois témoins, et du

Père prieur de Fontainebleau: qu'ils savent qu'il dit lui-même:

'Je suis digne de mille morts,' et que je lui fis donner

les sacremens dont il était capable avant que de le faire

mourir."--_Mémoires concernant Christine_, Amst. et Leipzig,

1759, tom. iii. pp. 386-7.

Ἁλιέυς.

Dublin.

Your correspondent will find an account of this affair in the Appendix to

Ranke's _History of the Popes_.

Notes and Queries, Number 198, August 13, 1853 A Medium of Inter-communication for Literary Men, Artists, Antiquaries, Geneologists, etc. · 第 111 / 182 题