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La conduite des Belges envers leurs tyrans est dominée par les sentiments
que voici: la confiance mûrement réfléchie dans la victoire; le
patriotisme sous toutes ses formes, tant chez l'ouvrier qui brave la
famine que chez le milicien et l'infirmière qui risquent l'électrocution;
le mépris et la haine pour tout ce qui vient de l'ennemi.
Voyons à présent l'attitude des Allemands en Belgique. Pour tout dire en
peu de mots, leur conduite est féroce, fausse, outrecuidante et rapace.