AU ROY.

Sire, la ferme résolution que Mr de Foix a déclairé à la Royne

d'Angleterre et aulx siens: que Voz Majestez Très Chrestiennes, et

Monseigneur, et les saiges seigneurs de vostre conseil, avoient prinse

de ne se pouvoir faire, en façon du monde, que Mon dict Seigneur,

venant par deçà, n'eust l'exercice de sa religion pour luy et ses

domestiques; et ce que, d'abondant, il a proposé que l'administration

du royaulme luy fût ottroyée conjoinctement avec la dicte Dame,

ensemble le couronnement, ont esté trois poinctz, qu'encor qu'ilz

ayent semblé dangereux et suspectz, il les leur a néantmoins si bien

justiffiez, et monstré, par beaucoup de graves et bien fort aparantes

raysons, qu'ilz estoient très justes et esloignez de toute simulté et

d'offance, qu'enfin l'affaire a esté dextrement conduict aulx termes

que luy mesmes vous dira[13]; qui m'asseure, Sire, que les trouverez

très honnorables pour Vostre Majesté. Sur ce, etc. Ce IIIe jour de

septembre 1571.

[13] Le récit de cette négociation, qui n'a pas été transcrit sur

les registres, ne s'est pas retrouvé dans les papiers de

l'ambassadeur, où l'on voit seulement le compte qui a été rendu

de la négociation dont Mr de Foix a été chargé l'année suivante

(juin 1572) avec MMrs de Montmorenci et de La Mothe Fénélon au

sujet du mariage du duc d'Alençon.

Correspondance Diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Quatrième Ambassadeur de France en Angleterre de 1568 à 1575 · 第 139 / 362 题