Madame, il n'est rien advenu en ce propos de mariage, que je ne le
vous aye escript par ordre, jusques au deuxiesme de ce mois que je
vous ay dépesché le Sr de Sabran; et despuys m'estant trouvé en
conversation avec les seigneurs de ceste cour, j'ay essayé, en parlant
à milord Quiper, de descouvrir ce qu'il en avoit en opinion, lequel
s'est facillement conduict à discourir des vertuz et perfections de
sa Mestresse, et, de luy mesmes, enfin, m'est venu dire que cella seul
luy deffailloit qu'elle n'avoit point de mary, et qu'elle ne monstroit
à ses subjectz nulle lignée pour pouvoir, après elle, succéder en ce
royaulme. Je luy ay respondu que, à la vérité, elle remplissoit pour
son temps aultant dignement le siège de ceste couronne que nul grand
roy le sçauroit faire, et que, pour le regard de ce deffault qu'il y
allégoit, je desirois à la dicte Dame le party d'ung prince que je
cognoissois, lequel je m'asseurois qu'augmenteroit grandement la
félicité de ce royaulme; et seroit pour y establyr une des plus belles
et plus illustres lignées de la terre. Il m'a répliqué qu'il vouldroit
que cella fût desjà bien accomply et qu'il n'y eust nulle difficulté
aulx condicions; et, encor qu'il s'y en trouvât quelcune, bienqu'ung
peu dure, encores la fauldroit il passer plustost que sa Mestresse
demeurast sans mary.
Le comte de Lestre et milord de Burlay m'ayans, après cella, conduit
en la chambre privée, m'ont entretenu des bons propos que leur
ambassadeur escripvoit de Monsieur, et comme, encor qu'il le cognust
affectionné à la religion catholique, il le voyoit néantmoins estre de
soy si bon, si vertueulx et si bien condicionné, qu'il ne failloit
doubter qu'il excitât par mallice, ny par fraulde, rien de mal ny de
trouble en ce royaulme; qu'ilz regrettoient bien Mr de Carnevallet
comme ung personnaige vertueulx qui estoit bien séant près de luy, et
lequel ilz n'estimoient estre que bien affectionné à ce propos; et
m'ont demandé quelz personnaiges estoient Mrs de Villecler, de
Lignerolles, de Chiverny et les deux secrétères Sarced et Gérard. J'ay
honnoré la mémoire du deffunct, et donné la plus honneste louange,
que j'ay peu, aulx aultres. Puys ilz ont suyvy à me dire qu'il falloit
que ceulx, que Voz Majestez vouldroient envoyer icy, pour m'estre
adjoinctz en ce négoce, comme ilz s'asseuroient que ce seroient grandz
personnaiges, qu'ilz fussent aussi non turbulans, ny mal affectionnez
au propos. Je leur ay respondu qu'aussitost que Voz Majestez y
verroient quelque bon fondement, elles ne fauldroient d'envoyer
quelque prince du sang, ou aultre grand seigneur, et, possible, Mr de
Foix, pour passer le contract, et pour honnorer, en tout ce qu'il vous
seroit possible, la grandeur de la dicte Dame. Ilz m'ont répliqué
qu'ilz sçavoient qu'il y avoit de fort grandz princes et seigneurs en
France, mais que toutz n'estoient propres en ce propos; qu'ilz
acceptoient de bon cueur Mr de Foix, duquel l'honnesteté leur estoit
bien cogneue; et, s'il playsoit à Voz Majestez envoyer aussi Mr de
Montmorency qu'ilz en seront bien joyeulx, car l'estimoient
personnaige de grande vertu et intégrité, et fort desireux de la paix
et unyon de ces deux royaulmes.
Sur cella estant la Royne arrivée, après qu'elle m'a heu dict
plusieurs bien honnestes choses en aultre matière, elle m'a touché,
quant à ceste cy, que, nonobstant le mauvais raport qu'on avoit faict
de sa jambe, elle n'avoit layssé de baller le dimanche précédant aulx
nopces du marquis de Norampton, et qu'elle espéroit que Monsieur ne se
trouveroit si trompé que d'avoir espousé une boyteuse au lieu d'une
droicte, avec d'aultres bien gracieux deviz, qui monstroient la
persévérance de sa vollonté en cest endroict. Et, au partir, m'a randu
ung fort exprès et fort grand mercys de ce que j'avois toutjour
escript fort honnorablement d'elle, et que j'avois esté soigneux
d'entretenir paix et bonne amytié entre Voz Majestez.
Le jour ensuyvant, m'ayant aussi faict convyer à voir la segonde
journée du tournois, elle m'a dict, d'arrivée, qu'elle avoit receu des
lettres de France, et que je sçavois bien qu'elle n'avoit jamais vollu
priver Monsieur de sa religion, ny le forcer en sa conscience, et que,
sur la difficulté que son ambassadeur vous avoit faicte touchant ce
poinct, Vostre Majesté luy avoit respondu qu'il falloit que la dicte
Dame regardât à conserver l'honneur et réputation de Monsieur comme la
sienne propre; et que pourtant il vous en fît avoir responce dans dix
jours, affin que, sellon icelle, vous peussiez reigler le voyage
qu'avez à faire en Bretaigne; qu'elle ne sçavoit commant prendre
cella, ny quelques aultres choses qu'elle avoit trouvées en la
dépesche, et qu'elle vouloit bien que Vostre Majesté eust telle estime
d'elle qu'elle n'estoit indigne de Monsieur, vostre filz.
Je luy ay respondu que, par les choses que j'avois escriptes en
France, je n'avois point augmenté la difficulté, mais celles,
possible, que son ambassadeur vous avoit dictes, ou que vous aviez
trouvées ès responces de la dicte Dame, vous avoient semblé bien
esloignées de vostre intention; que je ne sçavois pourtant qu'elles
fussent en nulz mauvais termes du costé de Voz Majestez Très
Chrestiennes, mais, si on luy en avoit faict mauvaise interprétation
de quelcune, que je mettois peyne de l'en satisfaire, et qu'il ne
falloit sinon qu'ainsy qu'elle procédoit avec grand esgard de son
honneur et dignité en ce propos, qu'elle vollût que celle de Mon dict
Seigneur ne fût foulée ny obscurcye.
Elle m'a répliqué qu'elle n'avoit encores achevé de voir toute la
dépesche, mesmement ung discours que le Sr Cavalcanty luy avoit
escript; mais qu'après cella, elle me feroit appeller pour m'en
communiquer.
Le soir mesmes, je fuz adverty qu'après que la dicte dépesche fût
achevée de lyre, la dicte Dame, en collère, avoit dict que, puisque le
propos s'alloit rompre, au moins luy restoit ceste consolation que ce
n'estoit par sa faulte, ny de son costé; et incontinent avoit miz en
dellibération qu'il falloit envoyer milord de Sideney, oncle de la
duchesse de Férie, devers le Roy d'Espaigne pour accommoder les
différans qu'elle avoit avecques luy.
Le lendemain, bon matin, j'envoyay devers le comte de Lestre pour
sçavoir d'où procédoit ceste altération, et que je ne voyois, en ce
qu'on m'avoit escript de France, qu'il y eust rien de quoy la Royne sa
Mestresse deubt recepvoir que contantement. Il me manda que Vostre
Majesté avoit résoluement demandé l'exercice libre et public de la
religion catholique pour Monsieur, et que leur ambassadeur et
Cavalcanty avoient escript fort durement là dessus, et que vous leur
aviez demandé responce dans dix jours, ou bien vous vous achemineriez
en Bretaigne, comme si l'affaire ne méritoit bien qu'on attandît
quelques jours davantaige, et que, si mes lettres parloient plus
gracieusement, que je ferois bien d'en venir conférer avec la dicte
Dame, et les luy communiquer.
L'aprèsdinée, je l'allay trouver, laquelle, avec un visage triste,
commancea se plaindre qu'elle estoit maltrettée en ce propos, se
ressouvenant que, lorsque le cardinal de Chastillon luy en avoit parlé
plus chauldement, c'estoit lorsqu'on l'avoit plus pressée des choses
d'Escoce, et que despuis, encor qu'elle eust envoyé milord de Boucart
en France, l'on y avoit procédé si froydement qu'on ne luy en avoit
touché ung seul mot jusques à ce qu'il avoit esté prest à partyr, que
Vostre Majesté luy en avoit parlé à cachettes, comme si heussiez heu
honte du propos; et meintenant elle se trouvoit trop plus rudoyée en
la responce, qu'aviez faicte à son ambassadeur, qu'elle n'avoit espéré
que sa bonne intention le deust jamais mériter.
Je luy ay respondu que je luy pouvois donner, à ceste heure, meilleur
compte de cella que le jour précédant, parce que j'avois despuys receu
le pacquet de Vostre Majesté, et par icelluy je ne pouvois comprendre
qu'il y eust rien d'où l'on luy eust peu former une seule apparance de
malcontantement, et qu'il falloit bien qu'il fût procédé d'ailleurs
que des parolles ny démonstrations de Voz Majestez Très Chrestiennes,
ny de Monseigneur; car de dire qu'il falloit que Vostre Majesté pensât
qu'elle s'estimoit digne de Monsieur vostre filz, c'estoit Voz
Majestez et Monsieur qui luy aviez monstré le desir que vous avez
qu'elle l'estimât digne de le recepvoir en sa bonne grâce, et que de
cella elle en avoit les lettres de toutz les trois, qui les luy aviez
escriptes incontinent après avoir aucunement comprins son intention
par milord de Boucart, car auparavant, encores que l'affection eust
esté de longtemps en Monsieur, Voz Majestez n'avoient estimé, veu les
choses passées, qu'il y eust lieu de la manifester; et qu'elle
considérât que, du costé de France, l'on ne luy pourroit jamais donner
nul plus grand tesmoignage de l'estime en quoy l'on avoit sa personne,
sa vertu et sa grandeur, que de l'avoir premièrement desirée pour le
Roy, et quant cella n'avoit succédé, de luy offrir meintenant
Monsieur, et que, si quelcun vouloit inventer là dessus de la
calompnie, que la vérité et sincérité vous en dellivreroit; et affin
qu'elle en demeurast plus esclarcye, je ne craindrois de luy monstrer
l'original de ce que Vostre Majesté avoit commandé à Mr de Foix de
m'en escripre. Et ainsy luy leuz la lettre jusques envyron la fin, où
est dict: _j'ay aprins des parolles de la Royne_; qui ne fut sans
estre fort attentive à ouyr et à me faire répéter, une et deux fois,
les principalles clauses.
Puys me dict qu'à la vérité elle ne trouvoit, en tout ce que je luy
avois dict, ny au contenu de la sage lettre de Mr de Foix, rien qui ne
fût honnorable, et dont elle n'eust occasion de remercyer Vostre
Majesté, et que c'estoit véritablement ce seul poinct de la religion
qui donnoit le plus d'empeschement à cest affaire, tant pour le
respect de sa conscience que de ce qu'elle perdroit ceulx qui sont son
principal appuy et sa fiance, si elle accordoit tout ce que Monsieur
demandoit en cella; et que l'archiduc Charles s'estoit bien vollu
contanter à moins, comme elle me le tesmoigneroit par ses lettres, si
je les voulois voir; et que ce que je luy allégois de son feu frère,
qu'il avoit bien accordé aultant à sa sœur aynée, et que les
ambassadeurs en avoient encores davantaige, n'estoit semblable, car
Monsieur devoit estre la moictié d'elle mesmes, et que en l'unyon
d'eulx deux consisteroit la seurté du royaulme; et que, si elle avoit
à aller en l'estat de Mon dict Seigneur, et que l'exercice de sa
religion y deust aporter du trouble, qu'elle s'en passeroit, et
qu'elle le prioyt de se contanter aussi de ce qu'avec sa conscience et
sa seurté elle luy pouvoit ottroyer par deçà, me priant d'en conférer
avec le comte de Lestre et milord de Burlay, et leur parler aussi des
articles des responces, comme est ce qu'on les avoit envoyez en
aultre forme que n'avoient esté arrestez avecques moy.
Je retournay le lendemain en conférer avec eulx, ausquelz ayant tenu
le mesmes langaige que j'avois faict à la dicte Dame, ilz ne purent
rien alléguer contre l'honneste et vertueuse responce de vostre
Majesté, seulement me prièrent ne trouver estrange si, ayant la Royne,
leur Mestresse, le plus bel estat de la Chrestienté après la France,
et estant elle de très excellantes qualitez, s'ilz l'estimoient digne
que Monsieur luy deust beaucoup defférer; et que, pour estre dame, je
pouvois penser qu'elle vouloit estre requise et cognoistre d'estre
aymée, et que néantmoins Monsieur n'en avoit encores monstré nul
semblant, ny mesmes n'avoit demandé à leur ambassadeur, qui estoit ung
gentilhomme bien affectionné à ce propos, commant elle se portoit, là
où elle ne reffuzoit me parler ouvertement de luy, et mesmes me
tesmoigner quelquefoys de son affection; et, quant au poinct de la
religion, qu'il failloit, pour la seurté d'elle, que Monsieur vollust
laysser l'article en termes qui ne l'obligeassent aulx loix de ce
royaulme, et qu'il peult obtenir par tollérance ce qu'avec expression
elle ne luy pouvoit accorder.
Je leur ay respondu, quant au premier, qu'on ne pouvoit defférer
davantaige à leur Mestresse que de requérir son alliance; et, quant
aulx démonstrations de Monsieur, qu'il estoit de tant plus louable et
prudent qu'il ne s'advançoit de rien en ce propos qu'ainsy que le Roy,
son frère, et Vostre Majesté le trouvoient bon, et qu'il se sentoit
aussi observé de telz, ausquelz, possible, n'estoit expédiant qu'il en
vînt nul cognoissance; et que la dicte Dame pouvoit estre très
asseurée que, s'il n'y eust heu de l'affection et de l'amour, l'on ne
se fût advancé de luy en escripre, ny de luy en parler; au regard de
la religion, que je sçavois bien qu'ilz sçauroient dresser l'article
en façon, que l'honneur et la seurté d'elle, pareillement la
réputation et la conscience de luy, y seroient gardez.
Milord de Burlay, me tirant à part, m'a dict que la faulte, que je
trouvois ez responces que Cavalcanty avoit apportées, estoit procédée
de celluy qui les avoit transcriptes, et que cella seroit rabillé.
Après, je fuz trouver la dicte Dame, laquelle, après plusieurs fort
bonnes parolles et fort bonnes démonstrations, me pria de croyre
qu'elle n'avoit jamais souffert une si grande contraincte, non pas
quant elle fut mise dans la Tour, comme elle la s'estoit donnée quant
elle s'estoit forcée et veincue elle mesmes à se résouldre de se
maryer; et que pourtant je ne doubtasse qu'elle ne fît tout ce qu'elle
pourroit pour l'advantaige de ce party, et qu'elle tretteroit avec le
comte de Lestre et milord de Burlay sur ce que nous avions devisé, et
puys feroit coucher l'article par escript avec le plus de liberté pour
Monsieur qu'il luy seroit possible, et me le feroit communiquer; et,
si Voz Majestez et luy vous en pouviez contanter, son ambassadeur
auroit les aultres condicions toutes prestes pour en pouvoir tretter
incontinent, affin de n'entretenir les choses en aulcune
longueur;--«Car possible, dict elle en ryant, aviez vous en main le
party de quelcune aultre pour la faire vostre belle fille.» Et avec
plusieurs aultres gracieuses parolles qu'elle me dict, et que je luy
respondiz, je me licenciay d'elle.
Néantmoins l'on a dépesché deux foys en France sans me rien
communiquer, et n'a layssé le bruict d'aller cependant en ceste court
que tout estoit rompu, et que milord Sideney ou sire Jammes Scrof
estoient desjà ordonnés pour passer en Espaigne, comme de faict la
pluspart des secrectz adviz, que j'ay heu toutz ces jours, concourent
à ce qu'il a esté résoluement dict et déclairé à la dicte Dame qu'elle
ne peult entendre à ce party sans la ruyne d'elle ny de son royaulme.
Et ayant attendu trois jours si l'on m'en communiqueroit quelque
chose, j'ay enfin mandé que j'estois pressé de dépescher sur ce qu'on
m'en avoit desjà dict; qui a esté cause que, hier au soir, milord de
Burlay m'envoya prier de l'aller trouver en son logis, où la goutte
l'avoit arresté, car aultrement il fût venu devers moy: lequel m'a
dict que la Royne, sa Mestresse, supplioyt Voz Majestez Très
Chrestiennes et Monsieur de prendre de bonne part la responce qu'elle
mandoit à son ambassadeur de vous faire, en laquelle elle avoit
considéré ce qui convenoit à la personne de Monsieur et à la sienne, à
la seureté des deux et à leurs consciences, et qu'ayans à vivre
conjoinctement roys en ce royaulme, où n'estoit besoing que les siens
estimassent qu'elle eust peu d'affection à sa religion ny fût peu
ferme à meintenir les loix establyes en icelle, ny que Mon dict
Seigneur y fût trop adversayre, affin que nulle division ne se
sussitât parmy les subjectz, qu'elle ne pouvoit directement, ny
indirectement, luy promettre plus que l'article de sa responce
portoit, comme son dict ambassadeur vous en dira plus au long ses
raysons, et qu'elle vous prioyt de vous en contanter; car, au reste,
elle mettroit peyne de vous satisfaire, et que ce que j'avois trouvé
de deffault ez responces seroit amendé, et que, aussitost que ce
premier poinct seroit accordé, son ambassadeur vous feroit entendre le
reste des condicions, lesquelles elle espéroit que trouveriez
raysonnables, et que présentement elle les luy envoyeroit ou les luy
feroit tenir incontinent après.
J'ay respondu que je n'avois à proposer nul argument nouveau en cella,
car la matière avoit desjà esté assés débatue, sinon que je le prioys
me déclairer tout franchement si la dicte Dame entendoit de priver
Monsieur de sa religion, et qu'il demeurast séparé, quand il seroit
par deçà, de l'unyon de l'esglize catholique, en laquelle il avoit
vescu jusques à présent. Il me dict que la dicte Dame n'avoit usé
d'aulcun mot qui portast prohibition ou interdiction, et que, si je
cognoissois bien la doulceur et débonaireté d'elle, je ne debvois
penser qu'elle s'opposât à l'intention et contantement de Monsieur,
quand il seroit icy, ny qu'il ne peult, se trouvant Roy et modérateur
d'un si grand royaulme, user avec discrétion de ce qu'il luy
plairroit; et que luy mesmes Burlay, en son particullier, vouldroit
avoir donné la moictié de son bien, et que le mariage fût desjà bien
conclud. S'il vous playsoit, Madame, monstrer d'estre contante de
ceste responce, sans trop la débattre à l'ambassadeur, et passer
oultre aulx aultres condicions, il se cognoistroit facillement s'ilz y
cheminent de bon pied, car l'affaire va si restrainct icy entre les
trois qu'on n'en peult avoir de nul aultre endroict nulle claire
lumyère, vous supliant très humblement excuser si j'ay esté long,
parce que je crains d'obmettre quelque chose; et sur ce, etc.
Ce Xe jour de may 1571.