En 1866, sous le second Empire, la femme de l'éminent professeur du
Collège de France qui devait être bientôt de l'Académie française, fit
publier sans nom d'auteur _le Péché de Madeleine_; ce roman délicat
obtint un vif succès. On cherchait à deviner qui se cachait sous cet
anonymat, et, singulier aplomb, plusieurs écrivains se le laissèrent
attribuer, ce que voyant Mme Caro se décida à se nommer. D'aucuns
prétendent que ce n'est pas d'elle et qu'elle l'a découvert dans de
vieux papiers. Depuis la mort de son mari d'autres écrits ont prouvé
qu'elle n'en était cependant point incapable.