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On dira peut-être que c'est ouvrage trop délicat aux personnes de mon
sexe. Je demeure d'accord que je me suis laissée toucher à l'ambition
de travailler sur des matières auxquelles les dames de mon temps
n'ont point encore pensé, et même enfin de leur faire connaître
qu'elles ne sont point incapables de l'étude, _si elles voulaient
s'en donner la peine_, puisque entre le cerveau d'une femme et celui
d'un homme il n'y a aucune différence.
[40] Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, publié par
M. Léopold Delisle, membre de l'Institut.