14 juin.

Nous sommes partis de bon matin, tous ensemble ; mais Ahmed et moi nous

prenons le devant sur nos chevaux, ayant un guide à pied. Après une

bonne marche, nous arrivons au puits des Haouād Tounsi ; puis nous ne

quittons plus les dunes jusqu’à El-Ouad. J’ai déjà passé à Haouād Tounsi

en allant à Ouarglā. Je trouvai le kaïd qui me reçut très bien.

J’apprends qu’un « rhezi » de Toroud avec quelques Touaregs de Cheikh

Othman sont partis pour aller razzier des tribus arabes de la

Tripolitaine ou de la Tunisie. (Ceci est intéressant. Voir au Djébel le

résultat.) Le Cheikh Othman était ici il y a peu de temps ; il se

disposait à aller à Ghadāmès pour s’entretenir avec Ikhenoukhen qui est

campé près de là, au sujet d’un différend qui s’est élevé entre leurs

tribus. J’espère donc, une fois de plus, pouvoir aller avec lui.

Je cause longtemps avec un Ghadamsi qui s’en retourne chez lui. Il est

parti de Ghadamès au milieu du ramadan ; on lui a dit qu’il devait venir

un Français et un Anglais. Le Français, c’est moi sans doute.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 100 / 241 题