12 juin.

Je n’ai quitté Tougourt qu’après midi, et je suis parti à cheval avec un

spahi bleu qui ne savait pas le chemin. Après avoir traversé la

Chemorra, nous sommes entrés immédiatement dans les sables, alternant de

dunes à de simples ondulations. D’abord ces sables, comme tous ceux qui

avoisinent les lieux habités, n’ont aucune végétation. Plus loin nous

vîmes des oueds bien garnis de végétation et nous arrivâmes au puits

Mouïa Rebah qui ne contenait alors que très peu d’eau et qui avait déjà

une mauvaise odeur. De là nous allâmes à Hassi Embārek au commencement

de hautes dunes, que nous traversâmes sans cesse pour arriver à Taibāt

et Guebliā. Nous trouvâmes à ce dernier puits de petits camps d’Oulad

Seih.

J’arrivai à la nuit tombante à Taibāt qui est une petite bourgade au

milieu des dunes. Elle est bâtie à la mode du Souf. Les maisons ont de

petits murs en chaux et pierre à plâtre et les chambres sont surmontées

de petits dômes. On voit ici le tombeau d’un cheikh et une mosquée. Les

habitants sont des Oulad Seih ; les palmiers sont plantés comme au Souf.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 98 / 241 题