Paris, mars 1848.
Je suis tourmenté par cette faillite de la maison ***, dans laquelle
je crains que vous n'ayez des intérêts. Rassurez-moi, je vous prie,
là -dessus, ou, s'il y a quelque malheur, tâchons de nous consoler
ensemble. Chaque jour nous apportera d'ici à longtemps de nouvelles
peines. Il faut se soutenir et se faire part mutuellement du peu de
courage que l'on conserve. Voulez-vous nous voir demain ou après? Il
me semble qu'il y a un siècle que nous ne nous sommes vus. Adieu; vous
avez été l'autre jour bien aimable, et je regrette que vous ne l'ayez
pas été plus longtemps.