Paris, 22 septembre 1847.
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La _Revue_ me tourmente beaucoup pour _Don Pèdre._ Je voudrais savoir
votre opinion à ce sujet. Je suis partagé entre l'avarice et la
pudeur. J'aurais aussi à vous prier d'en lire quelque chose. Cela me
paraît avoir l'inconvénient de tout ce qui a été fait longuement et
péniblement. Je me suis donné bien du mal pour une exactitude dont
personne ne me saura gré. Cela me chagrine quelquefois.
Vous comprendrez sans peine que, depuis votre départ, j'ai eu
très-souvent les _blue devils._
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Ce que vous me dites de _Don Pèdre_ me plaît assez, parce que votre
opinion est d'accord avec mon désir et ce que je crois mon intérêt.
Pourtant, il y a une question de dignité qui me tient encore au cÅur
et qui m'a empêché de tout terminer d'abord avant mon départ. Je
serai bien aise d'avoir votre avis de vive voix, et je vous montrerai
quelques bribes d'après lesquelles vous jugerez mieux. Je n'ai
jamais été plus tristement choqué de la bêtise des gens du Nord qu'Ã
ce voyage-ci, et aussi de leur infériorité sur les Méridionaux. La
moyenne du Picard me paraît au-dessous de la plus inférieure espèce du
Provençal. En outre, je mourais de froid dans toutes les auberges où
mon triste sort me poussait.
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