Si l'ordre règne maintenant à Mexico, après la violente tragédie, la
sauvage guerre de rues, qui ensanglanta la ville et qui se termina par
le meurtre du président Madero et du vice-président Suarez, des ruines
demeurent que l'on mettra peut-être longtemps à relever.
Les obus, qui, pendant trois jours, se croisèrent entre le palais où
s'était retranché le gouvernement et l'arsenal où s'étaient fortifiés
les révolutionnaires, portèrent un peu partout leur oeuvre de destruction
et de mort, parmi les paisibles demeures et les monuments publics, dans
les rues et sur les places qui, en certains endroits, furent jonchées de
cadavres que l'on brûla sur place.
Nous publions ici deux des nombreuses photographies qui nous ont été
communiquées sur les lendemains de cette convulsion politique et qui
témoignent de la violence aveugle de ce bombardement à l'intérieur d'une
capitale.