SUITE D'ADÉLAÏDE--FOURBERIE DU ROI--DÉCEPTION DU PARLEMENT

1753-1755

La fatale embrassade du Dauphin avait eu son fruit. Le Roi se voyait, en

décembre 1753, comme perdu, ne sachant plus que faire, au fond d'un

cul-de-sac, sans moyen d'en sortir. Comment rappeler le Parlement?

comment le calmer, l'apaiser? Mais comment s'en passer, frapper l'impôt

nouveau sans enregistrement?

Paris était terrible cet hiver. La fermeture de tous les tribunaux, le

chômage du monde énorme du Palais, avocats, procureurs, greffiers,

notaires et gens d'affaires, écrivains de toute sorte, affamait une

classe nombreuse, et indirectement toutes les classes qui s'y

rattachaient. Grande était la fermentation, et bien plus générale qu'en

1750, quand on avait crié: «Allons brûler Versailles.» Ce monde de

parleurs traînait dans les cafés, ne se gênait pas, pérorait. La police,

devant une telle tempête, avait peur.

C'est à ce moment que Rousseau, sur le sujet donné par l'Académie de

Dijon, écrivait le _Discours sur l'inégalité_, où niant le progrès, pour

idéal il pose la barbarie, l'état sauvage. Sinistre paradoxe,

directement hostile aux amis de Rousseau, aux Encyclopédistes et aux

Économistes, à tous ceux qui voulaient éclairer et améliorer.

Cette situation alarmante rendait force à Machault et à la Pompadour, au

prince de Conti, aux modérés. Elle condamnait les fanatiques, le Dauphin

et Madame, leur ministre Argenson cadet. Le Roi le sentait bien. Il

lança au Conseil un mot qui put faire croire qu'il changeait de parti,

un mot prudent, craintif, pour ménager les protestants (_Peyrat_, I,

419). Le coeur du Dauphin dut saigner.

Une chose inquiétait non moins directement, une chose furtive, qui

pouvait changer tout. Aux combles de Versailles, le Roi cachait et

nourrissait, comme un animal favori, non chat ni chien, mais une fille.

Joli tour de la Pompadour, au moment où Madame l'outra et la poussa à

bout. La chose avait été menée adroitement, et d'abord chez la Reine. La

Reine s'amusait à faire peindre chez elle Boucher pour une Sainte

Famille. Boucher qui méprisait son art, allait droit au succès par les

plus bas moyens, les effets sensuels. Il menait avec lui deux petits

anges gras, qui lui fournissaient les chairs roses, lourdes, de ses

tableaux. C'étaient les deux Murphy, potelées Irlandaises, dont l'une

publiquement posait à l'Académie de peinture. Leurs plus secrets appas

sont étalés partout, avec des postures hasardées, dans ses fades et

faibles tableaux. Aucune gentillesse. Sots bébés, sans regard; moins

bergères que moutons, d'imperceptible bouche qui ne semble que bêler. En

cela même on calculait très-bien. Le Roi, las de l'esprit, n'aurait

jamais pris une dame. Il lui fallait des sottes, des muettes, de petits

bestiaux. Celle qui posait chez la Reine lui alla fort; il la vit et

revit, lorgna, sans que la Reine y voulût prendre garde, remettant tout

à Dieu, et peut-être pensant (pour le salut du Roi) que c'était un

moindre péché.

Autre mystère. Le Roi, plusieurs fois par semaine, en ses plus secrets

cabinets, recevait le prince de Conti. Que disait-il? On ne le savait

trop. Esprit libre et hardi, inquiet, ambitieux, visant au trône de

Pologne, il était anti-Autrichien, anti-Saxon, voulant remplacer le

Saxon, le père de la Dauphine, donc étant ennemi personnel du Dauphin.

On le croyait athée, parce qu'il aurait voulu donner aux Protestants

l'existence civile, le droit de naître et de mourir. Cela ne plaisait

guère au Roi. Pas davantage les deux choses que lui prêchait aussi

Conti, l'alliance avec Frédéric, l'accord avec le Parlement. Au fond, il

agit peu. Mais il amusait fort le Roi par certaine police secrète qui

lui livrait les anecdotes, les scandales des cours étrangères.

Conti avait pour lui la nécessité évidente. On ne pouvait rester désarmé

devant l'Angleterre, si horriblement forte (cent vaisseaux, cent

frégates!). Il fallait de l'argent, donc ramener le Parlement, le

flatter, le leurrer. Comment? en chassant les ministres du coup d'État,

revenant à Machault, et prenant au clergé plutôt que d'écraser le

peuple. Cela était logique, humain et naturel. La cabale dévote ne put

barrer ce coup que par un autre coup, impie, contre nature.

Elle sauta le saut périlleux. Dans ce cabinet même où le Roi avait ses

secrets, au fond de son appartement, elle mit un témoin, un gardien, qui

en répondit.

Aux fêtes de Noël, avant le nouvel an, madame Adélaïde décida qu'elle

occuperait le petit logis chez le Roi, qu'on préparait depuis deux ans.

Elle s'y établit le 27 décembre 1753 (_De Luynes_).

S'il s'était peu pressé, ce semble, de l'y mettre, c'est qu'en réalité

il sentait qu'il aurait un maître et qu'il ne serait plus chez lui, au

seul lieu sûr qu'il eût. Là étaient les mystères d'État et ceux de la

famille. Là la fameuse garde-robe où jadis il s'enferma, pleura (1720 et

1726). Dernière, unique liberté, dans la servitude des rois, refuge

d'enfance et de faiblesse. Aujourd'hui il perdait cela. Il se trouvait

en face d'une ardente personne, armée de ses vingt ans, de volonté

terrible, qui le ferait vouloir, se ferait obéir. Il savait bien en être

(plus qu'aimé) adoré. Mais avec tout cela il sentait le Dauphin

derrière. Elle, naïve et courageuse, n'en faisait pas mystère. Tous les

jours, vers le soir, elle allait chez son frère (_Luynes_, XI, 5),

recevait le mot d'ordre.

Le roi le voyait bien. Il voyait d'autre part combien elle se sacrifiait

en prenant, pour vivre avec lui, ce logis maussade[38], ennuyeux, qui

lui faisait perdre tous les agréments de son rang. Logis inconvenant et

indigne d'une aînée de France, qui ne permettait nullement l'éclat et

les honneurs qu'avait eus Henriette. Ni _lever_ ni _coucher_, aucune

exhibition royale. Madame, si hautaine, n'avait pourtant nul orgueil

d'étalage. Elle avait une passion, et en vivait. Elle ne sortait point,

et n'eût voulu voir que le roi. Elle ne mangeait point le jour, pour

ainsi dire, se réservant pour un fort souper de minuit, selon les goûts

du roi, en viandes épicées et vins forts. Il se sentait si bien désiré

et voulu qu'il n'eût osé passer un seul jour sans la voir. Toutes ses

froides fantaisies pour des enfants sans âme, ne l'éloignèrent jamais

entièrement, au contraire, le ramenaient là. L'humeur altière, colère,

n'y faisait rien. Même aux temps où il loge à part, où il ne soupe plus

chez elle, il y déjeune tout au moins, il y apporte son café (_Campan_).

[Note 38: Si on ne va pas à Versailles, on peut consulter les

plans de Blondel et les excellents catalogues de M. Soulié,

l'homme à coup sûr du monde qui connaît le mieux ce palais,

en tous ses âges, en sa vie historique, anecdotique, etc. Je

n'aurais jamais pu bien comprendre les localités sans les

lumineuses explications de M. Soulié. Il serait bien à

désirer qu'il publiât l'inestimable collection qu'il a

préparée des plans de Versailles depuis le XVIe

siècle.--Blondel, en 1755, étant en présence des choses et

des personnes, est extrêmement prudent: 1º il fait semblant

de croire que ce sont deux appartements. Visiblement, il n'y

en a qu'un. Nulle séparation. 2º Blondel ne nous dit pas ce

qu'était la pièce J. C'était le cabinet de Madame (_Soulié_),

qui donne immédiatement dans le cabinet secret du roi.--Elle

avait extérieurement à cette chambre trois pièces où se

tenaient ses gens et où elle recevait aux repas ses soeurs

qui demeuraient ailleurs. Tout ce monde profane entrait par

une petite porte et un escalier de derrière, sans passer chez

le roi, sans voir le saint des saints, le réduit des deux

cabinets.]

Quelques rapports qu'ils eussent avant ce 27 décembre 1753, ce n'était

rien auprès. Leur vie fut une, depuis lors, et tout à fait mêlée par la

force des choses et par le local même. Dans ce Versailles immense,

l'appartement royal est fort peu étendu. Il fut dès lors, on peut dire,

_occupé_ dans la partie intime et solitaire. Du côté de Madame et du

côté du roi, des pièces intermédiaires tenaient les gens éloignés, à

distance.

Rien entre eux qui les séparât, nul valet, nul oeil curieux. Elle

pouvait lui venir à toute heure, selon les besoins du parti.

D'autre part, lui aussi, en trois pas il était chez elle. Les lieux

subsistent, et on le voit. Tout droit, de la chambre à coucher (par le

salon de la pendule et deux pièces), il arrivait à elle, au petit

cabinet et à la chambre, à la petite garde-robe, aux bains étouffés,

bas, à l'oratoire obscur. Tout cela aussi seul que si l'on eût été à

mille lieues de Versailles et dans l'île de Robinson. Les tête à tête de

huit heures que jadis avait eus Bachelier près du roi, elle put les

avoir en ce petit désert, tout fait pour son âme sauvage. La solitude a

sa puissance, son démon. Il eut beau avoir mille échappées; ce démon

toujours le reprit.

Puissance tyrannique, surtout aux deux premières années. Le roi forcé

par le besoin de ramener le Parlement, de flatter, de mentir, n'en est

pas moins de coeur si fort pour le clergé qu'on obtiendra de lui la plus

haute imprudence: _Machault perd les Finances_ (4 août 1754) et passe à

la Marine. Les Finances sont données à un ami de d'Argenson cadet,

c'est-à-dire au clergé, qui dès lors, ne craindra plus rien pour ses

biens.

Contradiction hardie. Mais le Parlement est crédule. Le roi l'amuse avec

des mots. Il le charme en lui _enjoignant_ de faire observer le silence

qu'il impose au clergé, d'empêcher qu'on ne persécute les mourants,

qu'on ne leur refuse les sacrements, la sépulture.

Les prélats, qui ont le secret, font mine de se plaindre, mais filent le

temps tout doucement. L'archevêque est têtu, seul ne compose pas. Il

rompt le silence ordonné, fait refuser les sacrements. Le Parlement,

très-fort, armé des paroles du roi, agit sérieusement. Il veut arrêter

l'archevêque.

Grande frayeur à l'archevêché (_Barb._, 84). Le deuil et la désolation

sont encore plus grands à Versailles. La bonne reine en pleure tout le

jour. La peur qu'on avait pour le roi en 1750, on l'a pour l'archevêque.

«Le peuple de Paris n'y va pas de main morte.» On croyait voir déjà le

martyr mis en pièces.

Mais, d'autre part, comment oser se démasquer, prendre le parti du

prélat, tant que le Parlement n'enregistre pas les impôts? La famille

royale fit l'effort de bien jouer son petit rôle quand l'archevêque vint

à Versailles. Tous, et le Dauphin même, madame Adélaïde, appuyèrent

d'une main sévère la leçon que le roi lui fit. Cela calma et trompa le

public.

Cependant une Esther avait fléchi Assuérus. Il couvre l'archevêque, le

sauve par le plus doux exil, l'envoyant chez lui à Conflans, aux portes

de Paris. Le procès est escamoté, le Parlement trompé. Le roi lui écrit:

«J'ai puni.» (3 déc. 1754.)

Le peuple fut leurré par la scène publique et solennelle des sacrements

portés, contre l'ordre de l'archevêque, à la place Maubert, chez une

janséniste mourante. C'était une pauvre lingère, fille d'un

chaudronnier. Mais le bon coeur du peuple était pour elle. Grande fut

l'affluence de ce peuple trompé qui vit dans cette humble personne

triompher la Loi même, la liberté de conscience.

Cela se fit le 5 décembre 1754. Le 6, le Parlement enregistra une

création de rentes, qui valait au Roi cent millions.

Le prélat cependant fort commodément, de Conflans, soufflait le feu,

animait ses curés. Le roi donna au Parlement la joie de le savoir plus

loin, très-loin, à six lieues (à Lagny!)

La majorité janséniste du Parlement, ces antiques perruques qui ne

rêvaient rien que la Bulle, furent ivres de cette victoire. Le moment

leur parut venu d'extirper le monstre, de couper la tête de l'hydre. Ils

tirèrent du fourreau la grande épée: _arrêt qui déclare la Bulle_

ABUSIVE.

La Bulle est morte. On trépigne de joie. Le roi s'en plaint tout

doucement, car «la Bulle est loi du royaume.» Il accorde et désire qu'on

n'en parle jamais. Mais nul reproche au Parlement. Loin de là, il

l'accueille «avec une bonté singulière.»

L'archevêque en riait. Il disait aux curés: «Rassurez-vous, j'ai parole

du roi.» (_Barb._, VI, 147). L'Assemblée du clergé, qui se tenait alors

et qui semblait gémir «de la persécution,» riait aussi sous cape. Le

roi, envers ses chefs, avait engagement de laisser là tous les plans de

Machault. Les évêques, en cinq ans, étaient arrivés à leur but. La farce

était jouée. Ils se relâchèrent aisément de leur petite guerre des

sacrements qui n'avait été qu'un moyen.

On commençait à deviner (_Barb._, 84) que le roi s'était joué du

Parlement. Mais qu'eût fait celui-ci? Pouvait-il s'arrêter,

n'enregistrer aucun impôt, quand la guerre était engagée, dans cette

année terrible, où, sans déclaration, les Anglais nous enlèvent trois

cents vaisseaux marchands! Les taxes de la guerre, continuées jusqu'en

décembre 1755, expiraient. La patrie restait sans défense. Le Parlement

enregistra _purement, simplement_, la continuation des taxes pour six

ans. On fut bien étonné de sa facilité. Ses partisans, en masse, le

quittèrent, lui tournèrent le dos. Il avait agi pour la France, et

lui-même il s'était perdu (8 septembre 1755).

Cependant l'ennemi, pour le peuple ulcéré, c'était bien moins l'Anglais

que le roi et la cour. La haine était montée à un point incroyable. Elle

apparut aveugle dans une affaire sinistre. Une dame Lescombat, fort

jolie, avait fait tuer son mari par son amant. Elle était condamnée et

eût été exécutée, si elle n'avait été enceinte. Le bruit courut que

madame Adélaïde était enceinte aussi (Voy. _plus bas_), s'intéressait à

elle et voulait la sauver. Elle avait recueilli et élevait une enfant de

la Lescombat. Celle-ci, par deux fois, se dit grosse pour gagner du

temps, et se faire oublier. Le public se souvint, s'indigna, supposa

qu'on voulait tromper la justice. Une fois la potence fut placée, puis

déplacée. La cour flottait sans doute. Mais la fureur du peuple

remontait vers Adélaïde. Le roi s'en alarma, voulut l'exécution. Un

monde énorme s'y porta, à la Grève et aux quais, aux tours même de

Notre-Dame. Quand on la vit enfin monter à la potence, on applaudit

cruellement (3 juillet 1755).

De cette grossesse (fausse ou vraie) d'Adélaïde, est venue la légende de

la naissance mystérieuse de M. de Narbonne (août 1755), dont on a tant

parlé[39]. Ce brillant fat en tirait grand parti auprès des femmes et

dans le monde. L'histoire paraissait vraisemblable à ceux qui

remarquaient la faiblesse, les ménagements qu'on montra pour une dame

d'Adélaïde, médisante, méchante, impudente, la d'Estrades. Elle exerçait

une sorte de terreur chez Madame, réglant tout, disposant de tout.

Madame n'avait plus rien à elle, manquait de tout, n'avait ni bas ni

souliers (_Arg._, IV, 231).

[Note 39: Tradition très-forte à Versailles. M. de Valéry,

bibliothécaire du château, m'a raconté qu'il la trouva la

même chez les dames qui se retirèrent dans cette ville au

retour de l'émigration. Ces dames, telles que madame de

Balbi, étaient du parti de Mesdames et du comte de Provence,

non du parti de Marie-Antoinette. Elles aimaient et

respectaient Mesdames, mais n'en contaient pas moins la

chose, comme toute naturelle et ordinaire dans les familles

royales.]

La Pompadour brûlait de se concilier la famille. Elle eût voulu donner

ses biens et sa fille, la petite d'Étioles, à un parent des de Luynes,

les amis de la reine. L'enfant mourut. La Pompadour trouva une autre

voie de plaire en rendant à Madame un signalé service. Elle lui demanda

si cette d'Estrades ne la gênait pas. La princesse n'osait répondre,

hésitait; pressée, elle hasarda de dire: «Qu'elle l'ennuyait assez.»

(_Arg._, IV, 228, 7 août.) Avec ce mot, la Pompadour exige du Roi qu'il

la renvoie. Mais avec quelle timidité il le fait! Il donne à la gueuse

une grosse pension! Nul exil. Elle va demeurer à Chaillot. Là, elle a

une cour. D'Argenson le ministre, qui était son amant, le jour même de

la disgrâce, reste quatre heures chez elle, la voit de plus en plus. Ils

sont si redoutés que pour leur clore la bouche, le Roi comble et accable

Argenson de places et d'honneurs.

Le vieux Noailles, très-vieux, écrit alors au Roi: J'ai vu 1709, l'année

de mort et de famine, de guerre universelle où tout nous accabla. Nous

n'étions pas aussi bas qu'aujourd'hui. (_Mémoires de Noailles._)

Mais le Roi est très-gai. Quitte de sa longue comédie, il peut donner

carrière à sa haine pour le Parlement. Le lendemain du jour où

l'enregistrement parlementaire lui assure les fonds pour six ans, tout

masque est jeté bas. Il déclare que son Grand Conseil, sa justice de

cour, est le tribunal supérieur, où l'on peut appeler du Parlement, dès

lors subordonné. Ce Grand Conseil, ici à Paris, s'établit au Louvre.

Encore un an, et les Parlementaires seront décimés, ruinés.

Il les sentait par terre et abandonnés du public. Il pouvait leur donner

du pied. Dans sa gaieté étrange, il renouvela une scène de l'enfance de

Louis XIV. Le Parlement dressait de grandes remontrances, et demandait

le jour où il pourrait les présenter (19 oct. 1755). Il s'agissait pour

lui de tout son avenir. Le Roi fit comme Anne d'Autriche quand ce grand

corps, en robes rouges, vint à elle, et qu'aux portes on l'arrêta,

disant: «Sa Majesté prend médecine.»--Louis XV leur dit en riant: «J'ai

pris certaines eaux, je suis assez embarrassé. Vous aurez mes ordres

plus tard.» (_Barb._, VI, 209.)

Histoire de France 1724-1759 (Volume 18/19) · 第 46 / 86 题