La liberté d'enseignement.--Les jésuites et la cour de Rome.
(1840-1846.)
En quoi consiste la liberté d'enseignement.--Résolution du cabinet du
29 octobre 1840 de tenir, à cet égard, la promesse de la charte
de 1830.--Divers projets de loi présentés par MM. Villemain et
Salvandy.--Caractère de l'Université de France, corps essentiellement
laïque et national.--Que la liberté d'enseignement peut et doit
exister en même temps que l'Université.--Succès permanent de
l'Université.--Difficulté de sa situation quant à l'éducation
religieuse.--Légitimité et nécessité de la liberté
d'enseignement.--Lutte entre l'Université et une partie du clergé.--Par
quelle fâcheuse combinaison les jésuites devinrent les principaux
représentants de la liberté d'enseignement.--Du caractère primitif et
historique de la congrégation des jésuites.--Méfiance et irritation
publique contre elle.--On demande que les lois de l'État qui la frappent
soient exécutées.--Je propose que la question des jésuites soit portée
d'abord à Rome, devant le pouvoir spirituel de l'Église catholique.--Le
Roi et le conseil adoptent ma proposition.--M. Rossi est nommé envoyé
extraordinaire et ministre plénipotentiaire par intérim à Rome.--Motifs
de ce choix.--Négociation avec la cour de Rome pour la dissolution en
France de la congrégation des jésuites, sans l'intervention du pouvoir
civil.--Embarras et hésitation de la cour de Rome.--Grégoire XVI et le
cardinal Lambruschini.--Succès de M. Rossi.--Le Saint-Siége décide la
Société de Jésus à se dissoudre d'elle-même en France.--Effet de ce
résultat de la négociation.--Efforts pour en retarder ou en éluder
l'exécution.--Ces efforts échouent et les mesures convenues
continuent de s'exécuter, quoique lentement.--Maladie du pape Grégoire
XVI.--Troubles dans la Romagne.--M. Rossi est nommé ambassadeur
ordinaire de France à Rome.--Mort de Grégoire XVI.--Pressentiments du
conclave.