12 sont déjà praticables dans tout leur parcours, parmi lesquelles
il faut citer celle de Tenès à Orléansville et celle de Milianah à
Teniet-el-Had.
Enfin:
Sur 450 mètres de développement que devait avoir la jetée du nord, au
port d'Alger, 259 étaient déjà faits.
Année 1844. Campagne du printemps.
Le gouverneur général dirige en personne une expédition contre la
Kabylie.
Le 29 avril, il arrive sur les bords de l'Isser. Le 3 mai, il s'empare
de Dellys où il installe l'autorité française. Deux combats sont livrés
aux Kabyles. A la suite de ces combats, quelques tribus des versants de
la Kabylie font leur soumission. Le gouverneur général divise le pays
soumis en trois aghalicks, installe les aghas et leurs khalifas le 30
mai.
Résultats:
Acquisition d'une excellente base d'opération contre le Jurjura. (Ville
de Dellys.)
Destruction de l'influence d'un lieutenant de l'Émir dans ces montagnes.
(Ben-Salem.)
Ce coup d'autorité permet au gouverneur général de se porter dans la
province d'Oran pour agir contre le Maroc sans crainte d'être attaqué
pendant son absence, du côté de l'Isser.
A la suite d'une expédition du général Marey dans le sud de la province
d'Alger (mai et juin 1844) une partie du petit désert reconnaît notre
domination. Le marabout Tedjini envoie sa soumission.
Dans la province de Constantine, le duc d'Aumale expulse du Zab les
agents de l'Émir, s'empare de Biskra, soumet les Ouled Sultan et pacifie
le Belezma tout entier.
Une excursion dans la subdivision de Bône permet au général Randon de
reconnaître la ligne frontière entre l'Algérie et la régence de Tunis,
et de faire cesser l'anarchie qui régnait dans les tribus de Hanencha.
De nouvelles relations s'établissent alors entre Bône et les contrées du
sud.
Campagne d'été. Guerre contre le Maroc.
Un camp est établi à Lalla-Maghrania, en face d'Ouschda.
Le 30 mai, un corps marocain de 12 à 1,500 chevaux, franchit la
frontière et vient insulter le général de Lamoricière.
Le gouverneur général, après son expédition contre les Kabyles du
Jurjura (voir campagne du printemps), revient à Oran pour prendre le
commandement des forces françaises. Le 15 juin et le 3 juillet, deux
nouvelles attaques des Marocains sont également repoussées; à la suite
de cette dernière affaire, le gouverneur général franchit la frontière
et s'empare d'Ouchda.