4º Affranchissements et ports de 531 45
lettres
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Transport. 1,669 f. 55 c.
5º Remboursement à M. Michaut
des déboursés du modèle de la
statue et de son transport à
l'Institution des sourds-muets,
où elle a été exposée. 1,270 »
6º Prix du bronze et de la fonte
de la statue payé à M. Saint-Denis. 6,000 »
7º Acquisition et frais de transport
du granit de Soignies, pour le
piédestal, et frais accessoires. 1,462 96
8º Prix de la grille d'entourage
en fonte. 993 80
9º Écritures diverses payées au
sieur G..., et à d'autres personnes
employées par M. de Sainte-James. 155 05
10º Gravure d'une planche en cuivre
placée sous le piédestal,
payée à M. Gabriel Cerf. 77 »
11º Travaux d'établissement de la
statue, du piédestal, et accessoires
payés aux divers entrepreneurs. 2,182 51
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Total. 13,810 f. 87 c.
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_Balance._
La recette s'élève à 13,812 f. 87 c.
La dépense à 13,810 87
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Par conséquent, le trésorier
est reliquataire
de. 2 f. »
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Quant à l'engagement pris de publier l'état des recettes et dépenses
dans les trois mois de la clôture des travaux,
Attendu qu'il a été impossible de pourvoir plus tôt à cette obligation;
que, d'un autre côté, la publication serait suffisante si elle était
faite dans les journaux du département,
La commission arrête ce qui suit:
Il sera fait une seule publication dans l'un des journaux qui paraissent
à Versailles; elle sera ainsi conçue:
«La commission des souscripteurs au monument de l'abbé de l'Épée, en
terminant ses travaux, a arrêté le chiffre de ses recettes et de ses
dépenses dans sa dernière séance du 25 juin, et, afin de se montrer
fidèle à l'engagement qu'elle a pris dans ses prospectus, elle a fait la
déclaration qui précède.»
L'excédant en recette de 2 francs fut versé à la caisse du bureau de
bienfaisance.
La commission, en se séparant, crut devoir exprimer les vifs regrets
qu'elle avait éprouvés de ce que quatre de ses membres les plus
distingués, dont elle avait été à même d'apprécier le zèle et les
lumières, n'avaient pu assister au terme de ses travaux.
La mémoire du marquis de Sémonville et du chevalier de Jouvencel, et les
souvenirs si rapprochés encore de MM. Taphinon et Douchain, lui étaient
précieux, et l'on savait combien leur concours avait été généreux et
utile.
La commission voulut aussi témoigner sa vive reconnaissance à M.
Aubernon, préfet de Seine-et-Oise, qui, en acceptant le titre de
président d'honneur, avait facilité l'accomplissement de ses travaux.
Heureuse et flattée de son bienveillant patronage, elle aimait à
renouveler à ce digne magistrat l'expression de sa profonde gratitude.
Après avoir pris l'avis de ses collègues, M. le président déclara les
travaux terminés et la commission dissoute.
EXTRAIT DU COMPTE-RENDU DES OPÉRATIONS DU BUREAU
DEPUIS L'INAUGURATION.
«Le conseil municipal, sur la proposition d'un de ses membres, étranger
à la commission, a décerné, en 1843, à M. Michaut, notre statuaire, une
médaille comme témoignage de sa reconnaissance pour son zèle
désintéressé. Ce don, modeste en apparence, vous paraîtra néanmoins
précieux, et honorer autant l'artiste qui s'en est rendu digne que le
corps qui le lui a décerné.»
Les sourds-muets souscripteurs du monument avaient exprimé le vœu que
leurs noms fussent publiés dans les journaux. Ce n'était pas orgueil de
leur part, c'était le besoin impérieux de prouver à leurs frères, à
leurs parents, à leurs amis, qu'ils avaient répondu, comme c'était, pour
eux, un devoir, à l'appel d'une légitime reconnaissance. Certainement le
plus vif désir de la commission Versaillaise eût été de se rendre à leur
juste empressement; mais elle recula devant les dépenses auxquelles cet
objet l'aurait entraînée. Il eût fallu payer les frais d'insertion 50
centimes la ligne, et il en aurait coûté 200 francs, au moins, pour
obtenir cette publicité dans un seul grand journal de Paris; de plus, on
eût dû envoyer un exemplaire de cette liste à chaque sourd-muet
souscripteur. C'était, à 20 centimes l'un, 16 francs encore! non compris
ceux qui avaient souscrit collectivement. La commission pensa qu'il
valait mieux faire lithographier des listes de tous les souscripteurs,
sans exception, lesquelles leur seraient distribuées, et permettraient
d'en reproduire d'autres dans la suite. Ces listes, d'accord avec les
quittances individuelles, appartiennent à chaque souscripteur, pour qui
elles constituent comme un titre personnel[106].
Sur les sept vœux émis dans cet ouvrage, quatre seulement sont
exaucés:
Un monument s'élève dans l'église Saint-Roch, à Paris, près de l'autel
où l'abbé de l'Épée célébrait la sainte messe, sur l'emplacement même où
reposent ses dépouilles mortelles.
Sa statue orne le fronton de l'Hôtel de Ville de la capitale de la
France.
Une autre statue du saint Vincent de Paule de nos frères d'infortune
décore une des places de Versailles, sa patrie.
Son portrait a été inauguré au Musée national de cette ville.
Mais le berceau de son admirable création, mais l'Institution nationale
des sourds-muets de Paris, attend encore sa statue, qui lui a été
promise.
Mais rien ne signale même au respect public la maison modeste où il
naquit à Versailles, la maison modeste où il commença à enseigner à
Paris.
Paris, Versailles, la France, le monde entier, acquitteront-ils donc
enfin ces trois dernières dettes de reconnaissance?
En douter un instant serait leur faire injure.
Nous attendons avec une pleine confiance la réalisation prochaine de nos
trois derniers vœux.