--Quelle diablesse de maudite petite difficulté?
Il prit sa carabine sous son bras et marcha droit à l'ours.
L'animal se dressa sur ses pattes de derrière... et approchant son
museau de l'oreille de Whiffles:
--Mon frère, suis-moi, dit-il.
Le trappeur continua d'avancer à grands-pas, et Multonomah,--nos
lecteurs l'ont reconnu--trotta lourdement à son côté.
A l'est et au versant du plateau sur lequel Nick avait planté sa tente,
se trouvait une grotte assez profonde et masquée par d'épais buissons.
C'est là que Nick et son compagnon se rendirent.
En y arrivant, Multonomah laissa tomber sa peau d'ours, la serra dans un
enfoncement de la caverne et dit à l'autre:
--Moi et mon frère, nous retournerons à la cabane. Grandes choses à
dire.
Nick ne répondit point. Il était plus soucieux que d'habitude.
Ils revinrent au camp, où la sortie de Whiffles avec l'ours avait laissé
un certain émoi.
--Mon ami Multonomah, un Shoshoné, vous le connaissez Pathaway, dit le
trappeur, en présentant l'Indien.
La vue de ce dernier parut impressionner douloureusement Sébastien.
--Allons, petiot, cria Nick, d'un ton qu'il tâchait de rendre dégagé
autant que possible; allons, prépare une bonne tranche de bison;--la
meilleure, entends-tu? Voici un hôte qui doit avoir faim.
--Non, pas besoin, pas manger, répondit le Shoshoné d'un ton grave.
Multonomah veut parler à Ténébreux.
--On écoute! dit Nick, faisant signe à Sébastien de s'éloigner et à
Pathaway de se rapprocher.
Ces deux gestes furent compris, ceux qu'ils appelaient obéirent
aussitôt, quoique Sébastien éprouvât quelque répugnance à quitter la
compagnie.
--Va! dit Whiffles à l'Indien.
--Le Shoshoné a chassé et trappé avec Ténébreux. Il est son ami et son
frère.
--C'est vrai, vrai, tout ce qu'il y a de plus vrai. Et, malgré la
couleur de ta peau qui n'est pas la couleur de la mienne, nos natures
sont semblables, c'est moi qui le dis,--car tu es un humain assez
honnête,--est-ce qu'un Indien n'est pas un humain, après tout?--oui, un
humain aussi honnête que le plus humain qu'on peut découvrir d'ici au
Grand Rouge[27]. Je sais bien que tu as un faible pour les chevelures;
mais qui n'a ses faiblesses ici-bas? J'ai bien aussi les miennes, oui
bien, je le jure, votre serviteur!
[Note 27: La rivière Rouge du Nord est ainsi appelée par les Indiens
et les trappeurs.]
Nicolas regardait le Shoshoné avec des yeux cent fois plus éloquents
encore que ses bonnes et franches paroles.
S'adressant ensuite à Pathaway:
--Il y en a pourtant, dit-il, qui ne se fieraient pas à cet Indien,
parce qu'il n'est pas ce qu'il n'est pas, c'est-à-dire un blanc; mais,
sauf votre respect, sa peau n'est pas plus épaisse qu'une feuille de
papier, et, si vous vous glissiez derrière, vous ne pourriez dire la
différence qu'il y a entre vous et lui, ô Dieu, non! Là, prenez-moi cet
Indien, écorchez-le et je défie qui que ce soit de dire à quelle race il
appartient.
--Ce n'est pas le cuir qui fait l'Indien, dit Multonomah; l'Indien est
Indien par le dedans. Nick aime une chose, Multonomah en aime une autre.
Le buffle n'aime pas le loup des prairies, ni l'antilope la panthère.
--Cela se peut, reprit Nick; cela se peut. Nous ne nous disputerons pas
à cet égard; mais le dedans d'une montre ressemble diantrement au dedans
d'une autre montre, quoiqu'il y ait des montres qui marchent pas mal
plus vite que d'autres. Il y a aussi des horloges, mais le principe des
montres est le principe des horloges, c'est mon opinion, ô Dieu, oui!
--Frère, dit lentement l'Indien, je ne suis pas venu pour parler de la
manière dont le Grand Esprit nous a faits. N'as-tu pas vu des nuages
dans le ciel? Fera-t-il beau, demain?
Nick et le Shoshoné échangèrent un double coup d'oeil.
--Indien, dit le premier, le ciel n'est pas clair; il est marbré de
taches rouges et noires.
--Ténébreux n'est pas aveugle et j'en suis aise. Mais s'il voit,
pourquoi est-il ici? Pourquoi, à la veille de la tempête ne cherche-t-il
pas un abri, ainsi que font les oiseaux?
--Les oiseaux ne laissent pas de traces, murmura Nick en hochant la
tête.
--Les oiseaux sont sages. L'homme n'a pas seul le don de la sagesse. Le
serpent lui-même sait discerner l'approche de son ennemi, et alors il se
retire dans son trou.
--Shoshoné, dit Pathaway s'adressant à l'Indien, parle ouvertement et
sans figures.
--Je parlé comme je parle, repartit fièrement Multonomah! Le Maître de
la vie ne parle jamais à ses enfants que par signes. Il ne dit pas: «Il
y aura un orage,» mais il rend l'air lourd et place un nuage à son ciel.
Il ne dit pas:--«Il fera beau demain,» mais il rougit et chauffe son
soleil, comme s'il voulait l'envoyer sur un champ de bataille.
--Où, le ciel sera-t-il clair? demanda Nick.
--Il ne sera pas clair. Mais Multonomah tournerait ses mocassins vers
le nord. Il a remarqué que quelques oiseaux font leurs nids dans les
crevasses au sommet des rochers.
--Les oiseaux ne sont pas fous, dit Nick.
--Les plus petites choses nous instruisent, répliqua simplement le chef.
--Mais l'homme étant doué de la faculté de parler, il devrait exercer
cette faculté d'une manière intelligible, fit observer Pathaway.
--Je parle pour ceux qui peuvent me comprendre. Ceux qui ne me
comprennent pas, quand je m'exprime comme la nature me l'a appris, ne
tireraient aucun profit de mes discours, si je parlais le langage des
visages pâles.
Puis à Nick:
--Ténébreux, tu m'as entendu, et tu sais lire dans le livre du ciel et
de la terre.
--Je le puis et je te remercie, mon frère, pour ta visite amicale. Je te
souhaite d'heureuses chasses et l'appui constant du Grand Manitou.
--Ténébreux, j'ai dit, je m'en vas.
Multonomah tourna sur les talons et partit comme une flèche.
--Un Indien est un Indien, fit Nick Whiffles en mordillant l'extrémité
de sa barbe, qu'il avait portée à la bouche avec sa main gauche.
Sébastien se tenait pâle, accoudé contre un arbre.
On eût dit qu'il avait entendu et compris cette conversation.
--Multonomah a bien parlé, dit Nick, après un moment de silence.
--Oui, répliqua distraitement Pathaway; j'admire bien des choses dans le
véritable type indien. C'est à la nature que les Peaux-rouges empruntent
leurs moyens de communication. La terre et le ciel sont leurs livres.
--Livres que j'ai pas mal étudiés moi-même, ô Dieu, oui! Souvent je les
ai lus, voyez-vous, quand je reposais la nuit au milieu des prairies
et que le ciel étalait ses grandes pages devant moi. Chaque étoile
me disait quelle route je devais suivre pour trouver tel lac ou
telle-rivière, cette montagne-ci ou cette vallée-là?
--Vrai! dit le chasseur noir.
--Je n'ai jamais été un astrologue très-fort et je ne connais pas une
seule consternation...
--Constellation, voulez-vous dire?
--Ça ne fait pas de différence, répliqua imperturbablement Nick. Ça
s'écrit des deux manières, quoique celle dont vous parlez puisse être
plus-propre au point de vue grammatical. Comme je le disais, je n'ai
jamais connu une consternation par le nom que lui donnent les savants,
car je ne suis pas savant moi, ô Dieu non! Mais je les ai nommées à
ma façon, j'en appelle une le Buffle, une autre le Chat-sauvage, une
troisième le Loup, une quatrième le Serpent et ainsi de suite. Pour
les étoiles isolées, je les nomme généralement comme mes chevaux--les
favoris s'entend! de même que Suggestion, Firebug, etc. Ça m'épargne
diablement des études, et c'est suivant la nature, qui est aussi une
bonne maîtresse d'école, à peu près la seule que j'aie jamais eue, car
je ne suis jamais allé à l'école qu'une couple de jours dans ma vie. Le
maître m'appela et dit: «Qu'est-ce que c'est que ça? dit-il, en montrant
la lettre A. «Sais pas» que je lui dis. «Savez pas, n'est-ce pas»,
dit-il, en me flanquant un coup dans les jambes. «C'est pas la peine»,
dis-je en me sauvant au bout de la salle. «C'est ce que nous verrons»,
qui dit. «Pourquoi avez-vous été envoyé ici? Regardez bien ça,
monsieur», qui dit encore. Je revins près du maître d'école avec le
frisson dans le dos et j'ouvris les yeux aussi grands que je pouvais.
«Qu'est-ce que c'est que ça», dit-il, montrant son A. «Ça, je dis,
ça ressemble au pignon de notre maison.» «Au pignon de votre maison,
polisson!» qui dit, et pan pan, son bâton me tomba si dru sur la tête
et les épaules que je ne vis plus que des tas de chandelles devant mes
yeux. «Ah! gueux! ah! scélérat! ah! petit gibier de potence, tu es
venu ici pour te moquer de moi, pour corrompre et empoisonner toute la
jeunesse de mon institution,» qui disait, en cognant de plus en plus
fort. Je me retournai, il n'y avait dans toute l'école que trois ou
quatre mauvaises petites vermines comme moi, qui grelottaient de froid,
car c'était au coeur de l'hiver et on avait oublié d'allumer le poêle, ô
Dieu oui! Je compris tout de suite que le maître était devenu fou parce
que son établissement n'était pas mieux encouragé. «Tu veux me gâter la
génération naissante», qui disait. «Qu'est ce que ça me fait que votre
génération naissante?» que je lui dis. Et là-dessus je pris mes jambes à
mon cou et me sauvai aussi vite que je pus chez nous. Ma mère voulut me
renvoyer le lendemain, mais nenni--ni, ni-ni, tout était était fini, oui
bien, je le jure, votre serviteur!
Sans doute le brave trappeur ne se serait pas arrêté en si beau chemin
et il aurait continué son comique récit. Mais Sébastien l'interrompit.
--Vous avez oublié l'ours gris et le Shoshoné, père Nicolas, dit-il.
--Oublié? pas une miette. Mais à quoi bon nous rendre malheureux quand
nous pouvons être autrement? Croyez-moi, Nick Whiffles ne perd pas la
mémoire pour des bagatelles. Quand, ainsi que l'a dit cet Indien, il y
a des signes dans l'air et le ciel, je suis prêt à les examiner et à
suivre leur conseil. Ce soir, nous coucherons au Rocher Noir.
Sébastien frémit d'épouvanté.
--Au Rocher Noir, répéta-t-il. Vous ne m'emmènerez pas avec vous, ou
plutôt vous n'irez pas là. Le souvenir de cette affreuse rivière et de
ces roches menaçantes, avec...
--Je sais, je sais, interrompit brusquement Nick. C'est, de vrai, un
vilain endroit, mais il peut nous servir de refuge pour une nuit. Un
garçon de ton âge ne devrait pas avoir peur des fantômes.
--Qu'est-ce donc? demanda Pathaway.
--Oh! des niaiseries. On dit qu'un meurtre a été commis dans cette
place, et cet enfant s'imagine que les gens assassinés y reviennent...
Une bêtise!
--Il me semble vous avoir entendu dire que vous aviez été témoin d'une
tragédie près de ce Rocher Noir.
--Presque... pas tout à fait. Une jolie créature, et bonne! ô Dieu oui,
bien bonne!
Ces dernières paroles paraissaient s'adresser plus à lui-même qu'à tout
autre.
--Vous l'avez ramenée à ses amis, si je me rappelle.
--Je vous ai dit la vérité. Oui, je l'ai renvoyée chez elle, quoiqu'il
m'en ait bien coûté de me séparer d'une si charmante... Enfin, ce qui
est fait est fait.
--Vous l'aimiez? s'enquit le chasseur noir souriant.
--J'aimais jusqu'au gazon qu'elle foulait aux pieds, repartit Nick.
Et ce n'était pas une de vos poupées de cire comme on en voit dans
les établissements; mais une bonne créature, forte, substantielle,
courageuse, oui bien, je le jure, vôtre serviteur!
L'Indien Joe, qui s'était sournoisement glissé derrière Pathaway,
échangea un regard avec Sébastien.
Les yeux du dernier s'inclinèrent vers le sol; il s'approcha de Whiffles
et il dit en lui prenant la main:
--J'y consens, Nicolas, nous nous rendrons au Rocher Noir; j'aimerais à
voir le lieu où vous avez accompli un pareil acte de bravoure.
Joe fit un demi-tour sur lui-même et se dirigea vers le flanc de la
montagne.
Nick remarqua ce mouvement.
Veillez sur le mauricaud, Pathaway, dit-il au chasseur noir. Je n'aime
pas son air d'avoir deux airs. Il pourrait bien essayer de nous prendre
dans une trappe. Si vous m'en croyez, nous allons lui lier les pieds et
les poings. Ce sera un moyen de le garder, car je crains fort qu'il ne
décampe et ne nous trahisse. Le Shoshoné le regardait d'une drôle de
façon et je sais ce que veulent dire ces regards-là.
--Non, répondit Pathaway, j'ai meilleure opinion de lui. Ménageons-le.
--Soyez tranquille, dit Nick.
Il suivit aussitôt Joe, qui s'était avancé vers une petite pelouse où
les chevaux paissaient.
Le trappeur arriva sur lui avec la promptitude et la légèreté d'un
Indien. Il le toucha à l'épaule. Joe se retourna avec un tressaillement
de stupeur.
--Tu n'es pas un vrai Peau-rouge, lui dit tranquillement Nick. Un Indien
ne se serait pas laissé surprendre ainsi.
Joe recula de plusieurs pas. Il était si fortement impressionné que la
peinture paraissait blanchir sur son visage.
--Joe jeune: Joe jamais avoir suivi piste des guerriers; homme blanc
grand chasseur, très-adroit, balbutia-t-il.
--Ma foi, je ne puis en dire autant de toi, ô Dieu non! Mais que diable
veux-tu à ces animaux-là?
--Joe fatigué; pas entendre discours des visages pâles; vouloir s'en
aller.
--Ah! oui-dà, c'est comme ça, fit Nick le saisissant au collet; tu
voulais décamper; je m'en doutais, maudite vermine. Tu entends bien ce
que nous disons, et tu ne l'as que trop entendu; pas de conte.
Et le trappeur le souleva deux ou trois fois de terre, comme pour lui
donner un échantillon de sa force.
--J'ai déjà pas mal tué de ton espèce, ce qui ne m'empêche point de
dormir, disait-il négligemment.
L'Indien tremblait de tous ses membres; cependant il finit par reprendre
un peu de courage.
--Pourquoi blesser Joe? dit-il. Joe enfant, toi homme. Si Joe homme et
toi enfant, Joe pas blesser toi.
--Serpent, tu en sais trop long; je suis moins disposé que jamais à
méfier à toi. Il se peut que tu aies raison, mais je ne le crois pas.
Quand il y a un soupçon, le meilleur moyen, par ici, c'est de traiter
un honnête homme comme un coquin. Après ça, tu dois te considérer
comme prisonnier de guerre; c'est-à-dire, pas de guerre, mais des
circonstances.
Cette déclaration souleva au plus haut point l'indignation de l'Indien.
Sa couleur se manifesta par la vive rougeur des joues et l'éclat des
yeux. Un moment, Nick crut que cet accès d'emportement allait se noyer
dans un flot de larmes; mais bientôt il fut désabusé. Le jeune garçon
réussit à se maîtriser, et, quoique son coeur battît avec force, il
s'écria d'une voix assez ferme:
--Qu'est-ce à dire?
--Qu'est-ce à dire? as-tu dit; qu'est-ce à dire? répéta Nick en
tracassant impitoyablement sa barbe. Est-ce que tu as si vite appris à
parler comme les blancs? Diable, tu me fais l'effet d'un luron un peu
finaud, ô Dieu oui!
--Joe demande pourquoi toi tourmenter jeune Indien. Lui ami de visage
pâle. L'avoir dirigé dans une longue route. L'amener ici sain et sauf;
pas laisser méchants blancs lui faire mal.
--Possible! possible! répondit plus doucement Nick. Possible et
peut-être certain; oui, certain. Tu l'as aidé à se tirer de cette
maudite difficulté et je te suis obligé. Mais les gens dans le danger
ne s'arrêtent pas à ces petites distinctions. Tu sais sans doute ce que
c'est qu'une distinction, Peau-rouge?
Joe branla lentement la tête.
--Comme de raison, non, reprit le trappeur. Un païen de ton espèce
n'entend rien aux distinctions. C'est bête, les Indiens, vois-tu.
Pourtant je suis content qu'ils n'y comprennent rien, car je n'aime pas
que les gars de ta couleur imitent ceux qui valent mieux qu'eux. Mais
assez causé, revenons au camp.
Ce disant, il l'entraîna vers la hutte.
--Pas serrer si fort! exclama le pauvre Joe.
--Bon, bon, tu n'en mourras pas. Je ne veux pas te faire de la peine,
mais seulement t'empêcher de lever le pied.
--Joe pas vouloir s'en aller; pas aller à la vallée du Trappeur.
--Oh! je sais bien, oui je sais bien. Si tu te sauvais après que je
t'aurai attaché les pieds et les poings, ça ne serait plus dans la
nature des choses, ô Dieu, non!
Nick jeta les yeux sur son captif et remarqua que deux grosses larmes
tremblotaient aux coins de ses paupières.
--C'est heureux, dit-il, qu'il n'y ait personne de ta race ici pour voir
ça. Chez vous il n'y a que les femmes qui aient le droit de pleurnicher.
Les guerriers ne laissent pas leurs yeux trahir leurs émotions.
A ce moment Pathaway arriva près d'eux. Il engagea Nick à traiter
moins rigoureusement le jeune Indien. Mais ses représentations furent
inutiles. Nick comptait l'obstination parmi ses défauts, et, quand il
s'était mis quelque chose dans la tête, il n'était guère possible de le
faire changer.
Il garrotta l'Indien, l'attacha à l'un des pieux qui supportaient le
toit de la cabane et quitta le camp, après avoir recommandé au Canadien
de faire sentinelle.
Dès qu'il fut parti, le chasseur noir s'approcha de Joe et lui dit d'un
ton affectueux:
--Ne t'afflige pas, mon garçon. Il ne te sera fait aucun mal. Soumets-toi
patiemment aux caprices de Nick Whiffles. Je suis assuré qu'il n'a pas
de mauvaises intentions.
Ensuite, il examina la corde qui liait les poignets de Joe et, la
trouvant trop roide, il en desserra le noeud.
L'Indien ne dit pas un mot.
Il se tenait les yeux baissés, le front couvert de nuages.