_Cher ami_,
_Vous gouverniez là-bas--et avec quelles facultés merveilleuses!--la
dernière fois que j'y suis allé. Je dois à votre hospitalité exquise
d'avoir pu, en très peu de jours, pénétrer jusqu'à Angkor; veuillez donc
accepter la dédicace de ce récit, comme un témoignage de mon affectueuse
reconnaissance, et aussi de mon admiration._
_Et puis, pardonnez-moi d'avoir dit que notre empire d'Indo-Chine
manquerait de grandeur et surtout manquerait de stabilité,--quand vous
avez travaillé, si glorieusement et pacifiquement, pour lui assurer de
la durée! Que voulez-vous, je ne crois pas à l'avenir de nos trop
lointaines conquêtes coloniales. Et je pleure tant de milliers et de
milliers de braves petits soldats, qu'avant votre arrivée nous avons
couchés dans ces cimetières asiatiques, alors que nous aurions si bien
pu épargner leurs vies précieuses, ne les risquer que pour les suprêmes
défenses de notre cher sol français..._