Un gentil oiseau a fait son nid--dans la mousse du toit.--Mon petit
enfant n’avait pas trois ans;--un oiseau sous son aile emporta son
âme,--comme descendait sur les plaines l’hiver.
L’oiseau n’est plus revenu,--je suis restée veuve de ma vie.--Ensuite
les pommiers ont fleuri,--les fleurs du verger étaient roses comme ses
petits pieds quand il marchait devant le seuil.
J’ai porté les fleurs à ma bouche,--j’ai cru baiser la chair froide--de
celui que je n’ai pu réchauffer.--Et maintenant toujours son ombre--va
devant moi au soleil.
Va-t’en, horrible oiseau! va là-bas--où est partie la petite âme de
l’enfant!--Il n’y a plus de place pour un nid dans la maison.