Entrera ledit suppléant en charge, aura son quartier, rendra bon compte
de ses expeditions, ne songera en aucune façon à la paulette[201]:
car sa place, venant à vaquer, par mort civile ou criminelle, galère,
fuitte, exil, bannissement, foüet, etc., sera donnée au plus vaillant
et plus subtil de la trouppe, sans qu'aucuns de ses heritiers y
puissent prétendre.
[Note 201: En vertu d'un édit rendu en 1604, à l'instigation du
secrétaire du roi Charles Paulet, et nommé à cause de lui _la
Paulette_, les officiers de judicature ou de finance étoient
frappés d'une taxe considérable, payable au commencement de
chaque année. Faute de l'acquitter, ils perdoient le droit de
conserver leur charge à leurs veuves et à leurs héritiers. Sitôt
qu'ils étoient morts, elle devenoit vacante au profit du roi.]