Le service de la chambre était composé de tout ce qui concernait les
honneurs du palais, les audiences ordinaires, les sermens qui se
prêtaient dans le cabinet de l'empereur, les entrées, les levers et
couchers de Sa Majesté, les fêtes, les cercles, les théâtres du palais,
la musique, les loges de l'empereur et de l'impératrice aux différens
spectacles, la garde-robe de l'empereur, sa bibliothèque, les huissiers
et valets de chambre.
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Le grand-chambellan était le chef de tout le service de la chambre. Il
était l'ordonnateur général de toutes les dépenses de ce service. Il
jouissait de tous les honneurs et de toutes les distinctions attribués
aux grands-officiers par le règlement général de la maison.
Aux banquets et festins publics donnés par l'empereur, il devait
présenter à laver à Sa Majesté, avant et après le repas.
Il prenait les ordres de Sa Majesté pour les présens qu'elle désirait
faire aux têtes couronnées, princes, ambassadeurs et autres, et qui
devaient être payés par sa cassette. Il les faisait confectionner, en
arrêtait le prix et en ordonnançait le paiement, de même que de tous les
objets soumis à sa surveillance particulière.
Quant au service, il faisait celui d'honneur de préférence à tout autre
chambellan. Il pouvait aussi faire le service ordinaire; il en avait la
surveillance et l'inspection.
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Un aide-de-camp de l'empereur ou un chambellan remplissait les fonctions
de maître de la garde-robe. Il était désigné par Sa Majesté.
Le maître de la garde-robe était spécialement chargé de tout ce qui la
concerne; il avait en conséquence l'ordonnance et la surveillance sur
tous les objets qui la composaient, comme habits, linge, dentelles,
chaussures, grands et petits costumes, cordons et colliers de la
Légion-d'Honneur et autres, ainsi que des diamans, bijoux, etc.,
appartenant à Sa Majesté.
Il prêtait le serment de fidélité entre les mains de l'empereur, et
recevait celui de tous les gens employés à la garde-robe.
Tous les ouvriers travaillant pour les objets dont il avait la
surveillance recevaient des brevets du grand-chambellan.
Il prenait les ordres de l'empereur sur tout ce qui concernait son
habillement, et les faisait exécuter par les personnes attachées à ce
service.
S'il assistait à la toilette de l'empereur, il devait lui passer
lui-même son habit, lui attacher le cordon ou collier de la Légion, et
lui présenter son épée, son chapeau et ses gants, lorsque le
grand-chambellan était absent.
S'il assistait au coucher de Sa Majesté, il devait détacher le cordon ou
collier de la Légion, et recevoir l'épée, le chapeau et les gants,
lorsque le grand-chambellan était absent.
Aux jours de fête et de cérémonie, auxquels Sa Majesté revêtait
quelqu'un de ses costumes, il devait assister à la toilette, passer
lui-même l'habit, et lui placer le manteau sur les épaules, si le
grand-chambellan était absent.
Il avait la garde des diamans et bijoux qui ne faisaient pas partie de
ceux de la couronne, et avait soin de leur entretien. Ces objets étaient
payés sur le budget du grand-chambellan et soumis à son visa.
Quant aux diamans de la couronne, il en avait la confection et
l'entretien; mais il les remettait en garde au trésorier général de la
couronne, qui ne pouvait les confier que sur la demande écrite du
grand-chambellan, ou sur un ordre direct de l'empereur, pour les diamans
à son usage; et sur la demande écrite de la dame d'honneur, ou de la
dame d'atours, pour les diamans à l'usage de l'impératrice.
Lorsque Leurs Majestés voulaient se servir des diamans de la couronne,
le trésorier général, sur la demande écrite du grand-chambellan, ou sur
un ordre direct de l'empereur pour les diamans à son usage, et sur une
demande écrite de la dame d'honneur ou de la dame d'atours pour ceux à
l'usage de l'impératrice, portait les diamans demandés chez Leurs
Majestés et les remettait, ceux de l'empereur au maître de sa
garde-robe, et ceux de l'impératrice à la dame d'honneur ou à la dame
d'atours. Le trésorier général tenait à cet effet un registre
particulier sur lequel la personne à qui il remettait les diamans en
donnait un reçu; et lorsqu'ils lui étaient rapportés par le maître de la
garde-robe, il en donnait lui-même un reçu sur de pareils registres
tenus à cet effet par le maître de la garde-robe, et par la dame
d'honneur ou la dame d'atours.
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