_Nulle paix sans Marie-Thérèse._ Seule elle jugera du point où peut
s'arrêter la France, éreintée et épuisée.
Traité naïf, autrichien, sans voile ni précaution. Tout ce que la
France a pris et tout ce qu'elle prendra, _sera pour la seule
Autriche_.
La France aidera à faire Empereur le petit Joseph, futur de notre
petite Isabelle.
Nulle mention des Pays-Bas. Ce grand appât qui charma tant à Babiole,
on n'y songe plus. L'infante étant disgraciée, outragée, enfin
mourante, qu'a-t-on besoin des Pays-Bas? On n'y prend plus intérêt.
S'il y eut un traité secret, Choiseul l'a anéanti[5].
[Note 5: Cela acheva l'Infante. Cette belle, comme
Henriette, sa soeur, quoique beaucoup plus brillante,
avait toujours été malsaine, ce que semblait révéler par
moment un signe commun, une petite gale au front.
Henriette mourut de l'avoir fait rentrer. L'Infante
peut-être de même. En décembre, elle fut prise d'une de
ces maladies putrides qu'on appelait toutes alors
petites véroles. L'éruption se fait mal. En huit jours
elle est foudroyée. On avait grande impatience qu'elle
mourût, fût emportée, de crainte qu'elle n'infectât
tout. Le Roi avait son carrosse, ses chevaux qui
hennissaient; il voulait fuir à Marly. Et tous. Ce fut
une déroute. L'odeur était insupportable. Deux capucins
qui faisaient voeu de se dévouer à ces choses, ne purent
aller jusqu'au bout. L'idole, la galante, la belle,
maintenant l'horreur de tous, fut sans pompe emportée le
soir, jetée à Saint-Denis (_Barbier_, _Hausset_,
etc.).]