LE TRAITÉ DU 15 JUILLET 1840.

Arrivée de Chékib-Efendi à Londres.--Note qu'il adresse (31 mai)

aux cinq plénipotentiaires.--Dispositions du cabinet et du public

anglais.--Instructions de M. Thiers.--Inquiétude des plénipotentiaires

autrichien, prussien et russe.--Leur désir d'une prompte solution de

la question égyptienne.--Disposition de lord Palmerston à attendre et

à traîner.--Question que j'adresse à M. Thiers sur l'arrangement

qui donnerait à Méhémet-Ali l'Égypte héréditairement et la Syrie

viagèrement.--Sa réponse.--Mon pressentiment de l'arrangement à

quatre.--Chute de Khosrew-Pacha à Constantinople.--Joie de Méhémet-Ali

à cette nouvelle.--Sa démarche à Constantinople et sa confiance dans

un arrangement direct avec le sultan.--Attitude du cabinet français à

cet égard.--Effet de ces nouvelles à Londres.--Lord Palmerston presse

la solution de l'affaire.--Conseils successifs du cabinet anglais.--Je

rends compte à M. Thiers de cette situation et de son péril.--J'en

informe le duc de Broglie et le général Baudrand.--Lord Palmerston

m'appelle au _Foreign-Office_, et me communique la conclusion du

traité du 15 juillet entre les quatre puissances.--_Memorandum_

adressé à la France.--Mes observations.--Le cabinet français est

justement blessé de n'avoir pas été informé d'avance de cette

résolution définitive, et appelé à exprimer la sienne.--Causes de

cette conduite du cabinet anglais.--Réponse du cabinet français au

_Memorandum_ anglais.--Mon entretien avec lord Palmerston en la lui

communiquant.--Vrais motifs de la conclusion précipitée et cachée du

traité du 15 juillet.--Caractère essentiel de la politique française

et de la politique anglaise dans cette crise.--Le bruit se répand

à Paris que je ne l'ai pas prévue et que je n'en ai pas averti le

cabinet.--Mes démentis à ce bruit.--État des esprits en France.--Mon

attitude à Londres.--Le roi m'appelle, avec M. Thiers, au château

d'Eu.--Je pars de Londres le 6 août.

Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps (Tome 5) · 第 49 / 67 题