TAKHT (plate-forme élevée), par analogie «trône, lit, terrasse.»

TAKHTCHÈ, niche creusée dans la muraille et sur la tablette de laquelle

on dépose les objets d'un usage journalier; cette sorte de décoration se

répète tout autour des pièces et constitue de véritables armoires non

fermées.

TAKHTÈ DJEMCHID (Trône de Djemchid), nom donné par les Persans au grand

soubassement qui supporte les ruines des palais de Darius et de ses

successeurs, p. 393.

TAKHTÈ MADERÈ SOLEÏMAN (Trône de la Mère de Salomon), p. 367.

TAKHTÈ POULAD, village situé aux portes d'Ispahan, p. 336.

TAKHTÈ SOLEÏMAN (Trône de Soleïman), palais aux environs d'Ispahan, p.

321.

TALAR, salon dont une des faces peut s'ouvrir ou se fermer à volonté au

moyen de châssis ornés de vitraux de couleur. C'est la pièce principale

d'une habitation; elle fait en général partie du biroun.

TAMASP II, chah de Perse, p. 320.

TAMERLAN (Timour Lang, Timour le Boiteux) [1336-1405], fait de

Samarcande sa capitale, ravage la Perse, la Russie méridionale, s'avance

dans l'Inde jusqu'à Delhi, bat et prend le sultan Bajazet Ier à Ancyre.

Laisse des mémoires écrits en langue mogole, p. 88 et _passim_.

TANG, défilé, p. 478.

TARBOUCH, coiffure de feutre rouge portée par les musulmans turcs; ils

ne l'abandonnent jamais, même lorsqu'ils revêtent le costume européen,

p. 631.

TASA, neuf, p. 194.

TAURIS, capitale de l'Azerbeïdjan; mosquée Bleue, pont, bazar, commerce

important avec la Russie, p. 43.

TAZI, lévrier très agile, p. 513.

TCHAAR-BAG (Quatre-Jardins), promenade plantée de platanes, p. 216.

TCHADER (tente), grand voile de coton gros bleu dans lequel

s'enveloppent les femmes persanes quand elles sortent. Quelques dames de

la cour ont adopté depuis peu le tchader de soie noire, p. 110.

TCHANARÈ TADJRICH (platane de Tadjrich), p. 159.

TCHAPARCHY, gardien d'une maison de poste.

TCHAPAR KHANÈ, maison de poste où l'on entretient des chevaux réservés

aux courriers royaux. L'administration autorise les voyageurs à louer

ces bêtes lorsqu'elles sont inutilisées. La grande voie de Téhéran à

Chiraz est seule bien pourvue de chevaux.

TCHARVADAR, litt. «propriétaire de bêtes à quatre pattes»; en réalité,

«muletier».

TCHEEL-MINAR (Quarante-Minarets). Voir Takhtè Djemchid, p. 394.

TCHEEL-SOUTOUN (Quarante-Colonnes), palais bâti à Ispahan par chah

Abbas, reconstruit après un incendie par chah Houssein, p. 244.

TCHÉRAG, lampe, p. 435.

TÉBERSY (CAMP DE). Voir l'insurrection baby, p. 79.

TÉHÉRAN, capitale de la Perse depuis l'avènement au trône de la dynastie

kadjar, p. 121.

TELL, surélévation artificielle du sol, p. 651.

THAÏS, courtisane venue en Perse avec l'armée d'Alexandre et qui,

suivant Plutarque, proposa de mettre le feu à Persépolis, p. 407.

THÉ. _Recette._ Voulez-vous substituer une boisson aromatique à la

décoction de sainfoin que vous prenez tristement sous le nom de thé, au

lendemain d'un malaise d'estomac? procurez-vous tout d'abord un thé fin,

brisé, concassé même et mettez à l'écart ces belles et larges feuilles

devant lesquelles se pâment d'aise tous les Français. Puis achetez un

samovar, car, s'il faut un lièvre pour faire un civet, axiome tout au

moins contestable, il faut à plus forte raison un samovar pour

confectionner du thé. Quand on a acquis cet instrument, on met dans une

très petite théière, rincée à trois eaux bouillantes, la feuille,

additionnée d'une faible quantité d'eau en pleine ébullition. Puis on

pose le récipient sur la cheminée du samovar et l'on recouvre le tout

d'un tapis ouaté. Veut-on prendre du thé: on rincera à l'eau chaude de

petits verres, bien supérieurs aux vulgaires tasses de porcelaine, on

versera de l'essence puisée dans la théière et l'on étendra cette

essence d'une quantité d'eau bouillante empruntée au samovar, quantité

variable suivant le goût du dégustateur. On ajoutera du sucre, une mince

tranche de citron et l'on verra merveille, suivant l'heureuse expression

de Brillat-Savarin.

THÈBES, ancienne capitale de la Haute-Égypte, p. 404.

THÉODOROS, négus d'Abyssinie, p. 592.

TIFLIS, capitale de la Géorgie située sur le Kour, annexée aujourd'hui à

la Russie, p. 8.

TIGRE, fleuve de la Turquie d'Asie qui prend sa source dans les

montagnes d'Erzeroum, passe à Diarbekir, Mossoul, Bagdad et se joint à

l'Euphrate à Kournah. 1800 kilomètres de longueur, p. 551.

TOBIE (POISSON DE). On le pêche dans le Tigre; il est le principal

élément de l'alimentation des Bagdadiens pauvres, p. 591.

TOMAN, monnaie d'or d'un usage effectif peu commun, équivalent à dix

krans. La valeur du kran est variable suivant que les rois sous lesquels

ils ont été frappés ont plus ou moins altéré les monnaies. On peut

néanmoins considérer que le toman ne vaut pas moins de 9 francs et pas

plus de 10 fr. 50.

TORCHI, fruit ou légume confit dans du vinaigre, p. 516.

TOUFANGTCHI, garde armé d'un fusil.

TOUÏL, imamzaddè situé sur les bords de la Kerkha, p. 645.

TOULOUN, mosquée du Caire, p. 485.

TRAVÉE, espace compris entre deux poutres et rempli par un certain

nombre de solives. Par extension: espace d'une salle compris entre deux

groupes successifs de contreforts symétriques, p. 472.

TRÉBIZONDE, chef-lieu d'un pachalik; bâtie sur la mer Noire. Consulats

français et anglais. Commerce de toiles, cotonnades, chanvre, cuivre,

argent, lin, tabac et citrons, p. 7.

TROIE, ville célèbre de l'antiquité dont le site et les ruines ont été

découverts par M. Schliemann, p. 408.

TROMPE, voûte conique jetée sur un angle rentrant, p. 471.

TURKMENTCHAÏ, village situé dans la province de l'Azerbeïdjan. En 1828

la Russie et la Perse y signèrent un traité tout à l'avantage de la

première de ces puissances, p. 70.

TYMPAN, partie pleine des murs posée en prolongement des têtes des

arceaux et au-dessus de ceux-ci.

U

USBEGS, tribu campée sur les frontières de l'Afghanistan, p. 123.

V

VAKIL (régent), titre sous lequel régna Kérim khan, p. 347.

VAKF. Voir p. 172.

VALÉRIUS, empereur romain fait prisonnier par Chapour à la bataille

d'Édesse. Mort en captivité, p. 259.

VALYAT, titre donné à l'héritier présomptif du trône de Perse.

VEÏS, village près d'Ahwas, p. 693.

VENTANA, auberge espagnole de dernière catégorie.

VÉRAMINE, grande plaine cultivée qui s'étend à l'est de Téhéran. Village

du même nom bâti sur l'emplacement d'une ville ancienne abandonnée, p.

140.

VICTOIRE APTÈRE (Victoire sans ailes). Les Grecs lui avaient coupé ces

gracieux appendices pour s'assurer qu'elle leur resterait toujours

fidèle, p. 5.

VOHOU MANO, p. 412.

W

WAHAB, fondateur d'une secte musulmane dissidente. A commencé ses

prédications en 1740, p. 572.

X

XANTHE DE LYDIE, un des plus anciens historiens de la Grèce, né à Sardes

en Lydie, vers 503 av. J.-C., p. 412.

XÉNOPHON, né à Athènes (445-355 av. J.-C.), fit partie de l'expédition

des Dix Mille, dont il a raconté l'histoire dans l'_Anabase_, p. 373.

XERXÈS IER (Khchayârchâ), fils de Darius, succéda à son père en 486 av.

J.-C. Il réduisit l'Égypte et résolut ensuite de conquérir la Grèce. Son

armée, forte de 5 millions d'hommes au dire d'Hérodote, passa

l'Hellespont, pénétra dans l'Attique en 480, franchit les Thermopyles et

s'avança jusqu'à Athènes, qu'elle détruisit. A l'approche de l'ennemi

les Athéniens s'étaient sauvés sur leurs vaisseaux. La sanglante

bataille de Salamine vit périr toute la flotte perse et obligea Xerxès à

regagner au plus vite l'Iran. Il mourut assassiné en 472 av. J.-C.

Y

YABOU, cheval de peu de valeur, p. 435.

YAKHTCHAL, cave recouverte d'une coupole maçonnée, et dans laquelle on

conserve la glace fabriquée en hiver.

YAKOUT, géographe du XIIe siècle, issu d'une famille grecque. C'est à

Merv en 1218 qu'il commença à écrire son _Dictionnaire des pays_. Voir

la traduction de M. Barbier de Meynard, professeur au Collège de France.

YAVACH (doucement).

YEZD, capitale du Kirman, p. 241.

YEZD-KHAST, petite ville située sur la route de Koumicheh à Abadeh, p.

345.

YÉZIDIS. Ils ont une vénération particulière pour le mauvais principe,

Satan, mais paraissent aussi adorer le soleil. Leur religion, dont ils

n'ont pas eux-mêmes une idée très nette, semble une dégénérescence des

religions dualistes de la Médie, dans laquelle le mauvais principe,

Ahriman, a pris le pas sur Aouramazda. L'auteur qui a le mieux étudié

cette singulière croyance est encore M. Layard: _Niniveh discoveries_.

Z

ZAGROS, grande chaîne de montagnes qui sépare les plaines de l'Arabistan

et de la Mésopotamie, de la Perse proprement dite, p. 42.

ZAKOUSKI, petit repas composé de hors-d'œuvre salés, et arrosé

d'eau-de-vie, que les Russes prennent une demi-heure avant de se mettre

à table.

ZAPTIÉ, cavalier turc enrégimenté, utilisé comme gendarme et comme

soldat, p. 611.

ZAR, mesure équivalant à peu près au mètre.

ZARGOUN, village situé à proximité d'un marais, entre Persépolis et

Chiraz, p. 416.

ZELLÈ SULTAN (l'ombre du roi), fils aîné de Nasr ed-din chah, p.

251-253.

ZENDÈROUD, cours d'eau qui prend sa source dans les monts Zagros, arrose

Ispahan et se perd dans les sables du désert, p. 217.

ZENDJAN, capitale de la province de Khamseh, p. 77.

ZERGENDEH, village situé auprès de Téhéran, au pied des montagnes de

l'Elbrouz. Habitation d'été de la légation d'Angleterre, qui possède ce

village en toute propriété, p. 157.

ZIGOURAT, temple à étages de la Babylonie et de la Chaldée, p. 485 et

618.

ZIRZAMIN (sous terre), appartements souterrains dans lesquels les

Persans passent les heures les plus chaudes des jours d'été.

ZOAK, prince syrien, dont l'histoire plus ou moins légendaire a été

racontée par Firdouzi, p. 394.

ZOBEÏDE, femme du calife Haroun Al-Rachid. Prétendue fondatrice de

Tauris (791); tombeau à Bagdad, p. 44 et 600.

ZOROASTRE, fondateur de la religion mazdéique, p. 389 et 412.

La Perse, la Chaldée et la Susiane · 第 59 / 155 题