La seconde guerre des Balkans, soudaine et violente, sera
vraisemblablement de courte durée. Mais elle a une telle importance,
tant au point de vue de ses conséquences politiques possibles que par la
valeur et l'entraînement des adversaires en présence, que
l'_Illustration_ ne pouvait hésiter à envoyer de nouveau sur le théâtre
des opérations quelques-uns de ses meilleurs collaborateurs.
La Bulgarie se trouvant encerclée d'ennemis, il n'était pas possible de
rejoindre ses armées. Nous avons donc demandé à M. Alain de Penennrun de
se rendre cette fois en Serbie, d'où il a aussitôt gagné la Macédoine,
tandis que M. Jean Leune, qui n'avait pas quitté la Grèce, rejoignait
l'armée hellénique.
D'autre part, notre brillant collaborateur, le peintre militaire Georges
Scott, qui a rapporté de ses deux campagnes en Thrace de si
impressionnantes images de guerre, a bien voulu repartir vers les
nouveaux champs de bataille pour y étudier sur le vif, après le soldat
bulgare, le soldat grec.