LADISLAS-SIGISMOND, vainqueur des Turcs. Ce fut lui qui, en 1645,
envoya une magnifique ambassade pour épouser par procureur la princesse
Marie de Gonzague de Nevers. Les personnes, les habits, les chevaux,
les carrosses des ambassadeurs polonais, éclipsèrent la splendeur de la
cour de France, à qui Louis XIV n’avait pas encore donné cet éclat qui
éclipsa depuis toutes les autres cours du monde. Mort en 1648.
JEAN-CASIMIR, frère du précédent, jésuite, puis cardinal, puis roi,
épousa la veuve de son frère, s’ennuya de la Pologne, la quitta en
1670[26], se retira à Paris, fut abbé de Saint-Germain-des-Prés, vécut
beaucoup avec Ninon. Mort en 1672.
MICHEL VIESNOVIESKI, élu en 1670. Il laissa prendre par les Turcs
Kaminieck, la seule ville fortifiée et la clef du royaume, et se soumit
à être leur tributaire: mort en 1673.
JEAN SOBIESKI, élu en 1674, vainqueur des Turcs et libérateur de
Vienne. Sa vie a été écrite par l’abbé Coyer, homme d’esprit et
philosophe. Il épousa une Française, ainsi que Ladislas et Casimir[27];
c’était mademoiselle d’Arquien. Mort en 1696.
AUGUSTE Iᵉʳ[28], électeur de Saxe, élu en 1697, par une partie de la
noblesse, pendant que le prince de Conti était choisi par l’autre.
Bientôt seul roi; détrôné par Charles XII, rétabli par le czar Pierre
Iᵉʳ: mort en 1733.
STANISLAS, établi au contraire par Charles XII, et détrôné par Pierre
Iᵉʳ: mort en 1765[29].