LA BRANCHE DE CONDÉ EUT UN TRÈS GRAND ÉCLAT.

HENRI, prince de CONDÉ, second du nom, premier prince du sang, jouit

d’un crédit solide pendant la régence, et de la réputation d’une

probité rare dans ces temps de trouble. Possédant environ deux millions

de rente selon la manière de compter d’aujourd’hui, il donna dans sa

maison l’exemple d’une économie que le cardinal Mazarin aurait dû

imiter dans le gouvernement de l’état, mais qui était trop difficile.

Sa plus grande gloire fut d’être le père du grand Condé. Mort en 1646.

LE GRAND CONDÉ, LOUIS II du nom, fils du précédent et de

Charlotte-Marguerite de Montmorenci, neveu de l’illustre et malheureux

duc de Montmorenci, décapité à Toulouse, réunit en sa personne tout

ce qui avait caractérisé pendant tant de siècles ces deux maisons de

héros. Né le 8 septembre 1621: mort le 11 décembre 1686.

Il eut de Clémence de Maillé de Brézé, nièce du cardinal de Richelieu,

HENRI-JULES, nommé communément _Monsieur le Prince_, mort en 1709.

Henri-Jules eut d’Anne de Bavière, palatine du Rhin,

LOUIS DE BOURBON, nommé _Monsieur le duc_, père de celui qui fut le

premier ministre sous Louis XV: mort en 1710.

Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.—Tome I · 第 16 / 89 题