DU NOUVEL ÉDITEUR.

Voltaire pensait, dès 1732, à donner l’histoire du _Siècle de Louis

XIV_[1]. Ce ne fut toutefois qu’à la fin de 1739 qu’il publia un _Essai

sur le Siècle de Louis XIV_. Ce morceau, composé de ce qui forme

aujourd’hui à-peu-près les deux premiers chapitres de l’ouvrage, fait

partie d’un _Recueil de pièces fugitives en prose et en vers, par M. de

V_***, 1740, in-8º. Mais, malgré la date qu’il porte, ce volume avait

paru à la fin de 1739, puisqu’un arrêt du conseil, du 4 décembre 1739,

en ordonne la suppression. Parmi les variantes que présente l’_Essai_,

j’ai conservé et mis en note (pages 267 et 268) deux passages qui m’ont

semblé dignes de remarque. Je dirai, à cette occasion, que je n’ai pas

trouvé dans l’édition de l’_Essai_ autant de fautes que le croyait

l’auteur[2].

Ce ne fut que dix à douze ans après que Voltaire publia enfin

tout l’ouvrage. On fixe communément à l’année 1752 la publication

du _Siècle de Louis XIV_. Cependant Voltaire lui-même, dans le

XIIIᵉ de ses _Fragments sur l’histoire générale_ (voyez

tome XLVII), dit que son livre, composé en 1745, fut imprimé en 1750.

Mais cela est contredit par une lettre à madame Denis, du 20 février

1751: Voltaire écrit qu’il s’amuse à finir le _Siècle de Louis XIV_.

L’édition était commencée six mois après[3], et dut être achevée la

même année. Il existe une édition en deux volumes petit in-12, sous le

millésime de 1751. Elle a pour titre: _Le Siècle de Louis XIV, publié

par M. de Francheville, conseiller aulique de sa majesté, et membre de

l’académie royale des sciences et belles-lettres de Prusse_.

On conçoit que Voltaire, à la cour de Berlin, comblé «de bontés à

tourner la tête[4],» occupé, non seulement de la composition de ses

ouvrages, mais encore de la correction de ceux du roi[5], ait eu

recours à quelqu’un pour les soins qu’exigeait l’impression de son

livre. Le nom de Francheville, mis sur le titre de la première édition

du _Siècle_, et conservé dans plusieurs des éditions suivantes, a fait

dire à quelques personnes que cet ouvrage n’était pas de Voltaire, mais

d’un Prussien. Voltaire déclare dans le _Supplément_ (voyez tome XX)

que M. de Francheville, Français réfugié, «voulut bien présider à la

première édition du _Siècle de Louis XIV_,» c’est-à-dire se charger

des détails et embarras de l’impression, qui durent être d’autant plus

grands, que c’est, à ma connaissance, le premier livre imprimé tout

entier avec l’orthographe de l’auteur.

A peine le _Siècle_ parut-il, qu’il fut la proie des libraires. On en

donna des éditions sous les noms de La Haye, deux volumes in-12; Dresde

(Lyon ou Trévoux), deux volumes in-12; Leipsic (Paris), deux volumes,

en quatre parties, in-12; Édimbourg, deux volumes in-12, etc. L’édition

de Dresde (Lyon ou Trévoux), 1752, deux volumes in-12, est intitulée

_troisième_. L’auteur n’avait pas encore donné sa _seconde_, qui

parut à Leipsic, deux volumes in-12, ayant chacun deux parties. Cette

_seconde_ édition contient des additions et un _Avis du libraire_, qui

parle de _huit_ éditions faites en moins de dix mois. Elle avait été

précédée de deux _Avertissements_ imprimés successivement dans les

journaux (_Mercure_, juin et novembre 1752). Je les ai imprimés tome

XXXIX, pages 465 et 468.

C’est sur l’édition de La Haye, copie de celle de Berlin, 1751, que La

Beaumelle donna son édition, Francfort, 1753, trois volumes in-12, dont

je parlerai plus longuement (tome XX), dans ma _Préface du Supplément

au Siècle de Louis XIV_, dont cette édition de La Beaumelle fut

l’origine.

L’édition de Dresde, 1753, deux volumes petit in-8º, quoique donnée

pour _revue par l’auteur et considérablement augmentée_, ne contient

rien qui ne fût dans la _seconde_ édition déjà mentionnée.

Voltaire ne cessa pourtant pas de revoir, corriger et augmenter

son _Siècle de Louis XIV_. Lorsqu’en 1756 il donna son _Essai sur

l’histoire générale_ (voyez ma _Préface_ du tome XV), il mit à la

suite le _Siècle de Louis XIV_, qui y forme les chapitres CLXV à CCX.

Le chapitre CCXI, intitulé: _Résumé de toute cette histoire_, est

aujourd’hui le chapitre CXCVII de l’_Essai sur les mœurs_ (voyez t.

XVIII, p. 473). Le chapitre CCXII de 1756 est, depuis 1763, le chapitre

XXXIV du _Siècle de Louis XIV_. Les chapitres CCXIII-CCXV forment,

depuis 1768, les préliminaires du _Siècle de Louis XIV_.

Peu de temps après la publication de l’édition de 1756, Voltaire reçut

de Lausanne le certificat de trois pasteurs, que j’ai rapporté dans

une note, page 208. Empressé de faire usage de cette pièce favorable à

Saurin, et ne voulant pas attendre la réimpression, il fit réimprimer

les dernières feuilles du septième et dernier volume. Il put ainsi

faire des additions aux articles FONTENELLE, GÉDOIN, LA MOTTE, et

ajouter en entier les articles DESTOUCHES, NIVELLE DE LA CHAUSSÉE, et

Joseph SAURIN. Il lui fallut en même temps changer les frontispices de

l’ouvrage, qui, datés de 1756, ne pouvaient plus convenir à un ouvrage

contenant un certificat du 30 mars 1757. Il n’en coûtait pas davantage

de mettre à ces frontispices, _seconde édition_; cela fut fait. Mais

les brocheurs et relieurs laissèrent souvent le frontispice de 1756 à

des exemplaires qui contiennent le certificat.

Un nommé Lervêche[6], mécontent des expressions de l’article SAURIN,

et regardant le certificat comme surpris ou supposé, fit insérer,

sans la signer, une assez longue lettre dans le _Journal helvétique_,

d’octobre 1758. C’est pour répondre à Lervêche que Voltaire composa

la _Réfutation d’un écrit anonyme concernant la mémoire de feu M.

Joseph Saurin_[7], à laquelle Lervêche répliqua. Les pièces de cette

querelle font partie de la _Guerre littéraire, ou Choix de quelques

pièces de M. de V***_, 1759, in-12, de CXL et 183 pages,

imprimé à Lausanne, chez Grasset. Voltaire, blessé de la publication

de ce volume, composa _Mémoire_ et _Requête_[8], pour en obtenir la

suppression. Grasset, malgré la protection de Haller, craignant qu’on

n’accédât à la demande de Voltaire, changea le titre du volume, et,

sur le nouveau frontispice, mit seulement: _Choix de quelques pièces

polémiques de M. de V***_[9]. C’était une précaution inutile; la

demande de Voltaire n’eut aucune suite.

La réimpression de l’_Essai sur l’histoire générale_, en Hollande,

1757, sept volumes in-8º, fut faite sur un exemplaire de 1756, mais

augmentée d’une table assez ample. Elle ne contient aucune des

additions faites par l’auteur en réimprimant les dernières feuilles

de son volume, ni conséquemment le certificat du 30 mars 1757, que

Voltaire, au reste, supprima dans l’édition de l’_Essai sur l’histoire

générale_, 1761-63, en huit volumes in-8º.

Dans cette édition de 1761-63 c’est au sixième volume que commence

le _Siècle de Louis XIV_, volume qui est intitulé: _Essai sur

l’histoire générale, etc., tome sixième: ou suite, tome premier_. Le

_Siècle de Louis XIV_ n’y a pas moins de soixante-deux chapitres. Le

quarante-deuxième est consacré aux _Artistes célèbres_. Tous ceux qui

le suivent sont relatifs à ce qui s’est passé après la mort de Louis

XIV, et font, depuis 1768, partie du _Précis du Siècle de Louis XV_

(voyez tome XXI). Le chapitre LXI, intitulé: _D’un fait

singulier concernant la littérature_, et que les éditeurs divers ont

placé les uns dans une division, les autres dans une autre, sera, dans

la présente édition, au tome XLI (parmi les _Mélanges_, année 1763).

C’est dans le même volume que je mettrai le chap. LXII

de l’édition de 1763, sous son titre de: _Conclusion et examen de

ce tableau historique_. C’est ce chapitre que les éditeurs de Kehl

ont intitulé: _Nouvelles remarques sur l’histoire à l’occasion de

l’Essai sur les mœurs_ (et ont placé sous le nº XXIV

des _Fragments sur l’histoire_); titre inexact, car ce morceau est

antérieur aux _Remarques_ publiées séparément en 1763, et qu’on peut

voir aussi dans le tome XLI.

En 1768 parut le _Siècle de Louis XIV, nouvelle édition, revue,

corrigée, et augmentée, à laquelle on a ajouté un Précis du Siècle de

Louis XV_, quatre volumes in-8º. Le _Précis du Siècle de Louis XV_

commence dans le troisième volume, et a trente-neuf chapitres (voyez ma

_Préface_ du tome XXI). C’est aussi en trente-neuf chapitres qu’est le

_Siècle de Louis XIV_, qui est précédé de l’_Avertissement_ que voici:

On a cru devoir commencer cette nouvelle édition du _Siècle

de Louis XIV_ par la liste de la maison royale et de tous les

princes du sang de son temps. Elle est suivie de celle de tous les

souverains contemporains, des maréchaux de France, des amiraux et

généraux des galères, des ministres et secrétaires d’état, qui ont

servi sous ce monarque. Après quoi vient le catalogue alphabétique

des savants et artistes en tout genre. Cette instruction

préliminaire est une espèce de dictionnaire dans lequel le lecteur

peut choisir les sujets à son gré, pour se mettre au fait des

grands événements arrivés sous ce règne.

Jusque-là, en effet, c’était à la fin du _Siècle de Louis XIV_, et

quelquefois sous la forme de trois chapitres, qu’avaient été placés:

1º la _Liste des enfants de Louis XIV, des souverains contemporains,

etc._; 2º le _Catalogue des écrivains_; 3º les _Artistes célèbres_;

objets qui, depuis 1768 (l’édition de madame de Genlis exceptée), ont

été conservés en tête de l’ouvrage: voyez, dans le présent volume,

pages 1, 47 et 223. C’était, ainsi que je l’ai dit, ce qui formait, en

1756 et 1757, les chap. CCXIII-CCXXV de l’_Essai_; et en

1763, les chap. XL-XLII du _Siècle_.

Dans l’édition in-4º des _Œuvres de Voltaire_, le _Siècle de Louis XIV_

forme, avec le _Précis du Siècle de Louis XV_, les tomes XI et XII,

datés de 1769. Le _Siècle de Louis XIV_ se trouve dans les tomes XVIII

et XIX de l’édition encadrée, ou de 1775: c’est la dernière édition

authentique donnée du vivant de l’auteur.

Les éditions de Kehl contiennent quelques additions posthumes,

parmi lesquelles il en est une qui me laisse quelques doutes de son

authenticité. Dans la liste des maréchaux, à l’article BERWICK (voyez

page 20), on parle des _Mémoires de Berwick_, publiés par l’abbé Hook,

en 1778. Ce sont les véritables mémoires du maréchal. Dans deux notes

du chapitre XXI, Voltaire cite, pour les critiquer, ceux qui avaient

été fabriqués par l’abbé Margon, et publiés en 1737. A-t-il vu la

publication de l’édition de l’abbé Hook? Voltaire est mort dans la nuit

du 30 au 31 mai 1778, après quelque temps de maladie. Le _Catalogue

hebdomadaire_ n’annonce les _Mémoires_ que dans sa fouille du 13

juin. L’_Année littéraire_, en rendant compte des _Mémoires_, année

1778 (tome V, page 181 et suiv.), parle de Voltaire comme n’existant

plus. Toutes les notes du _Siècle de Louis XIV_, où il est question

des _Mémoires_ publiés par Hook, sont des éditeurs de Kehl, qui, dans

le chapitre XXI, à la suite d’une note de Voltaire, établissent que

les _Mémoires de Berwick_, cités par Voltaire, ne sont pas ceux qu’a

publiés l’abbé Hook.

De toutes les éditions qui ont paru depuis celles de Kehl, je ne

parlerai que d’une qui fut publiée, il y a dix ans, sous ce titre:

_Siècle de Louis XIV, par Voltaire; nouvelle édition, avec des

retranchements, des notes et une préface, par madame la comtesse de

Genlis_, 1820, trois volumes in-12. L’éditeur moderne annonce avoir

ôté «tout ce qui souillait et déparait» cet ouvrage, qu’elle trouve

«instructif et rempli de faits intéressants.» Ce qui choque surtout

madame de Genlis, ce sont les «épigrammes sans nombre sur les prêtres;

et la satire calomnieuse et continuelle de la religion et de la piété.»

Aussi, en réduisant à trente-six les trente-neuf chapitres de Voltaire,

a-t-elle supprimé le chapitre du _Calvinisme_, celui du _Jansénisme_,

celui sur les _Cérémonies chinoises_; et çà et là beaucoup de morceaux.

Les préliminaires ont été reportés à la fin du troisième volume.

Avant d’être mutilé par madame de Genlis, le _Siècle de Louis XIV_

avait été condamné à Rome les 22 février et 16 mai 1753.

Dans le chapitre 1ᵉʳ de son livre (voyez pages 237-38), Voltaire parle

des quatre siècles des lettres et des arts. A.-J. Roustan, à qui

Voltaire adressa, en 1768, des _Remontrances_ et des _Instructions_

(voyez tome XLIV), en publiant, en 1764, un volume in-8º, intitulé:

_Offrande aux autels et à la patrie_, y comprit un _Examen historique

des quatre beaux siècles de M. de Voltaire_. Roustan pense que Voltaire

loue beaucoup trop Louis XIV. C’est aussi l’opinion de feu Lémontey,

dans son _Essai sur l’établissement monarchique de Louis XIV_, 1818,

in-8º.

Peu après les premières impressions du _Siècle de Louis XIV_, avait

paru le _Siècle politique de Louis XIV, ou Lettres du vicomte de

Bolingbroke sur ce sujet, avec les pièces qui forment l’histoire

du siècle de M. F. de Voltaire, et de ses querelles avec MM. de

Maupertuis et La Beaumelle_, à Sieclopolie, 1753, in-8º. Ce volume,

dont je parlerai aussi dans ma _Préface_ du _Supplément au Siècle de

Louis XIV_, a eu plusieurs éditions en 1754 et 1755. On en a fait le

tome IV des éditions du _Siècle_ en trois volumes, et le tome V des

éditions en quatre. Sur le faux titre de l’édition de 1753, on lit:

_Nouveau volume du Siècle de Louis XIV, pour suppléer à ce qui manque à

cet ouvrage de M. de Voltaire_. L’éditeur de ce volume fut Maubert de

Gouvest; il y donne un fragment d’une lettre et deux lettres entières

de Bolingbroke (voyez ma note, tome XXXIX, page 574), et un _Recueil

de pièces concernant le Siècle de Louis XIV, et les querelles de son

auteur avec MM. de Maupertuis et de La Beaumelle_.

Il est à remarquer que ni le _Mercure_, ni les _Lettres sur quelques

écrits de ce temps_ (par Fréron), n’aient rendu compte de la première

édition du _Siècle de Louis XIV_, qui fut déchirée dans le _Journal

de Gottingue_. Voltaire répondit par l’_Avis à l’auteur du Journal de

Gottingue_[10].

J’ai dit que Voltaire n’avait cessé de revoir son livre. Ses notes

surtout ont été successivement ajoutées: de là vient que quelques

unes semblent contradictoires. Il dit quelque part[11] n’avoir point

eu connaissance des _Annales_ de l’abbé de Saint-Pierre, dont il

rapporte cependant des passages. C’est pourquoi j’ai indiqué la date de

quelques notes. J’ai fait la même chose pour quelques phrases du texte

seulement. Il eût été fatigant, ce me semble, pour le lecteur, d’avoir,

pour ainsi dire, l’acte de naissance de chacune.

Fontenelle était, en 1752, le seul qui fît exception à la règle que

l’auteur s’était faite de ne mettre dans son Catalogue des écrivains

aucun homme vivant (voyez ma note, p. 114). Voltaire fit en 1768 deux

nouvelles exceptions en faveur de D’Olivet et du président Hénault

(voyez pages 99-100 et 122). Mais plusieurs auteurs, sans y avoir

d’article ont eu le plaisir de se voir louer dans le _Siècle de Louis

XIV_: le président Hénault dès 1751 (v. ma note, p. 122); le duc de

Nivernais dès 1756 (v. p. 269); B.-J. Saurin dès 1763 (v. p. 208); M.

Jacques-Dominique Cassini, âgé aujourd’hui de quatre-vingts dix ans,

dans les éditions posthumes (v. p. 75).

Je donne peu de variantes: il n’était nécessaire ni de les relever

toutes, ni d’indiquer à quelle place se trouvaient, dans les premières

éditions du _Siècle de Louis XIV_, des alinéa qui ont, depuis, été

transportés dans l’_Essai sur les mœurs_.

Je possède un exemplaire de l’édition de 1751, avec un grand nombre

d’additions et corrections, dont plusieurs sont de la main de Voltaire.

J’ai eu en communication d’autres exemplaires corrigés aussi de la main

de l’auteur, ou de celles de ses secrétaires[12]. Mais j’ai retrouvé

toutes ces corrections employées dans les éditions subséquentes, à

l’exception d’une seule, dont j’ai fait mon profit: c’est à la fin d’un

alinéa du chapitre XXXVI (_Du calvinisme_).

Pour l’ordre alphabétique du _Catalogue des écrivains_, j’ai suivi

plusieurs des éditeurs modernes; mais je dois faire remarquer que cet

ordre n’est pas tout-à-fait celui de Voltaire lui-même.

Dans quelques éditions du _Siècle de Louis XIV_, on a imprimé à la

suite plusieurs morceaux de Voltaire, que j’ai distribués autrement,

savoir:

I. _Éclaircissements sur quelques anecdotes_; c’est le neuvième des

_Fragments sur l’histoire générale_ (voyez tome XLVII).

II. _Sur la Révocation de l’édit de Nantes_; c’est le quinzième des

mêmes _Fragments_.

III. _Défense de Louis XIV contre les Annales politiques de l’abbé de

Saint-Pierre_; c’est le treizième des _Fragments_.

IV. _Extrait d’un mémoire sur les calomnies contre Louis XIV et contre

Louis XV_, etc.; c’est le onzième des _Fragments_.

V. _Défense de Louis XIV contre l’auteur des Éphémérides du citoyen_,

qu’on trouvera dans le tome XLVI.

VI. _Avis à l’auteur du journal de Gottingue._ J’en ai déjà parlé, et

je l’ai imprimé tome XXXIX, page 514.

VII. _Anecdotes sur Louis XIV._ Elles avaient paru avant le _Siècle de

Louis XIV_ (en 1748), et sont dans le tome XXXIX, page 3.

VIII. _Journal de la cour de Louis XIV, avec des notes._ C’est

l’extrait des _Mémoires de Dangeau_, qu’on verra au tome XLVI.

IX. _Extrait des Souvenirs de madame de Caylus, avec des notes_, que je

réserve aussi pour le tome XLVI.

X. _Fragment sur le Siècle de Louis XIV._ C’était, en effet, un lambeau

de la _Préface_ d’un volume publié par Voltaire, en 1754, et que j’ai

imprimée tome XXXIX, pages 564-577. Le morceau donné sous le titre de

_Fragment_ commence à la page 573.

Les derniers passages du chapitre LXII de l’édition de

1763, dont j’ai parlé ci-dessus, sont aussi relatifs au _Siècle de

Louis XIV_.

J’ai peur d’avoir fait cette _Préface_ trop longue, et je me hâte de la

terminer.

Les notes sans signature, et qui sont indiquées par des lettres, sont

de Voltaire.

Les deux ou trois notes signées L sont prises dans l’édition de La

Beaumelle.

Les notes signées d’un K sont des éditeurs de Kehl, MM. Condorcet et

Decroix. Il est impossible de faire rigoureusement la part de chacun.

C’est avec l’autorisation de M. Clogenson que j’ai reproduit un grand

nombre de ses notes. Elles sont signées CL.

Les additions que j’ai faites à diverses de ces notes en sont séparées

par un--, et sont, comme mes notes, signées de l’initiale de mon nom.

Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.—Tome I · 第 9 / 89 题