Dès l'aube, j'étais levée. J'avais ouvert leur appartement et allumé un
bon feu, car les froids commencent à venir. Puis je suis descendue à
Clermont pour faire mes diverses emplettes. Je suis revenue avec des
fleurs en masse, les unes en pots, les autres en bouquets, que je me
suis mise à disposer dans leur chambre. J'étais tout heureuse. Je me
disais de temps à autre: «Tant d'heures encore, et ils vont être là!»
À la nuit tombée, j'ai entendu frapper à la porte. C'était une dépêche:
«_Impossible partir. Lettre suit._»
Pauvre Meunière, une déception de plus!
* * *