Quelle joie! Une lettre de Mme Marguerite qui me donne l'espoir de
les revoir bientôt!
«Samedi 13 octobre.
»Ma bonne Meunière,
»Je suis sûre que vous croyez que nous vous oublions. Cela serait très
mal à vous--car, au contraire, constamment nous pensons et parlons de
vous. Mais, depuis deux mois, nous n'avons pu vous le dire...
Écrivez-nous, nous serions si heureux de vous savoir heureuse. Nous,
nous le sommes toujours beaucoup, peut-être toujours de plus en plus.
Vous vous en apercevrez bien quand nous irons vous voir, du 10 au 15
novembre, dès que le mariage de sa fille sera fait. Car vous devez
savoir que M. Driant est au comble de ses vœux et épouse prochainement
la fille cadette de qui vous savez.
»À bientôt donc, ma bonne Meunière. Nous vous reverrons et nous vous
retrouverons, je l'espère, tout à fait gaie et contente. En attendant,
nous vous redisons que nous vous affectionnons bien.»
* * *