Le JOURNAL DE LA BELLE MEUNIÈRE, édité en 1895 par E. Dentu, avait été
cliché pour faciliter les réimpressions ultérieures, qui se sont succédé
au nombre de plus de quarante. Mais la Maison Dentu a cessé d'être et un
incendie a détruit son dépôt de formes.
L'auteur, par suite, a pu reprendre toute liberté de procéder à une
réédition personnelle.
Il en a profité pour apporter au texte de 1895 d'attentives retouches
consistant surtout en coupures. Il a pensé que les souvenirs vécus se
rapportant au général Boulanger et à son Amie gagneraient à être dégagés
de divers commentaires, de plusieurs menus faits n'intéressant pas
directement les personnages principaux du récit, enfin, de nombreux
passages consacrés aux polémiques des années 1888 à 1891.
L'auteur n'a pas hésité à alléger ainsi de plus de 150 pages son
Journal, afin d'en présenter une édition refondue, réduite et condensée
au possible.