«L'Europe qui admire Cooper croit que l'Amérique lui dresse des
autels; il n'en est point ainsi. Le Walter Scott américain ne
trouve dans son pays ni fortune ni renommée. Il gagne moins avec
ses livres qu'un marchand d'étoffes; donc celui-ci est au-dessus
du marchand d'idées. Le raisonnement est sans réplique.
L
«D'abord incrédule à ce phénomène, je supposais que Cooper avait
peint de fausses couleurs les moeurs des Indiens, et que les
Américains, juges d'un tableau dont l'original est sous leurs
yeux, le condamnaient comme dépourvu de vérité locale. Plus tard
j'ai reconnu mon erreur: j'ai vu les Indiens, et me suis assuré
que les portraits de Cooper sont d'une ressemblance frappante.