Les limites de cette paroisse ont excité, dans le dix-septième siècle,
de vives contestations qu'il seroit fastidieux de rapporter. Il paroît
qu'elle s'étendoit réellement d'un côté jusqu'aux confins de celle de
Saint-Benoît; qu'elle avoit le terrain qui entouroit la porte
Saint-Michel depuis le lieu dit anciennement le _Parloir-aux-Bourgeois_
jusque vis-à-vis la rue de Vaugirard. Une transaction qu'elle fit avec
l'abbaye Saint-Germain lui enleva quelques maisons dans les rues d'Enfer
et Vaugirard, pour l'agrandir d'un autre côté, de manière que, dans les
derniers temps, elle se renfermoit dans les rues suivantes:
À partir de l'église, elle avoit le côté droit de la rue de la Harpe,
à l'exception du collége d'Harcourt; partie de la place Saint-Michel
et de la rue Sainte-Hyacinthe, des deux côtés; la rue Saint-Thomas; la
gauche de la rue d'Enfer jusqu'à celle de Saint-Dominique; le côté
droit de la rue Sainte-Catherine; en revenant, le côté droit de la rue
des Fossés-de-Monsieur-le-Prince jusqu'à celle de l'Observance,
qu'elle renfermoit en entier avec le couvent des Cordeliers; partie de
la rue qui portoit ce nom, des deux côtés; la rue du Paon tout entière
avec son cul-de-sac; partie de la rue du Jardinet et de celle du
Battoir; la rue Mignon tout entière.