Dans cette église ont été inhumés:
Étienne Pasquier, avocat-général de la chambre des comptes, connu
par ses recherches sur l'histoire de France, mort en 1615.
Scévole et Louis de Sainte-Marthe, frères jumeaux, et tous les
deux historiographes de France, morts, le premier en 1650, le
second en 1656.
Louis Moréri, auteur du Dictionnaire qui porte ce nom, mort en
1680.
Eustache Le Noble, écrivain fécond, et plus célèbre par ses
aventures que par ses écrits, mort en 1711.
Louis-Elie Dupin, docteur de Sorbonne, auteur de plusieurs
ouvrages, mort en 1719.
Pierre Grassin, conseiller du roi, fondateur du collége des
Grassins.
Dans la chapelle des Brinons, plusieurs membres de cette famille,
à commencer par Yves Brinon, examinateur, de par le roi, au
châtelet de Paris, et procureur au parlement, mort en 1529. La
famille des Gilbert-de-Voisins avoit aussi sa sépulture dans
cette chapelle, etc., etc.
Dans le cimetière avoit été inhumé le marquis de Ségur,
gouverneur du pays de Foix, etc., mort en 1737.
Au milieu de ce cimetière, on voyoit autrefois un tombeau élevé,
fermé par une grille de fer, sur lequel étoit la figure d'un
homme couché, soutenant sa tête avec sa main, et le coude appuyé
sur des livres. Ce tombeau renfermoit le corps d'un jeune
seigneur allemand nommé Ennon, gouverneur de la ville de Emda,
qui mourut à Paris, en 1545 pendant le cours de ses études[540].
[Note 540: Ce fut dans ce cimetière, et dans l'année 1474,
que les médecins et chirurgiens de Paris firent, pour la
première fois, l'opération de la pierre, que jusqu'alors on
n'avoit osé tenter sur un homme vivant. L'essai s'en fit sur
un franc-archer qui venoit d'être condamné à la potence pour
vol. Elle réussit très-bien. «Il fut recousu, et par
l'ordonnance du roi, très-bien pansé, et tellement qu'en
quinze jours il fut guéri, et eut rémission de ses crimes
sans dépens, et il lui fut même donné de l'argent.»]