Le principal territoire de cette paroisse étoit divisé comme suit.
1º. Elle avoit la place devant l'église dite le carré
Sainte-Geneviève; la rue Saint-Étienne-des-Grès jusqu'au collége de
Lisieux d'un côté, de l'autre jusqu'à celui des Cholets inclusivement;
puis, du même côté, les rues de Reims, des Chiens, des Cholets, des
Sept-Voies, des Amandiers, la rue Juda et la rue entière de la
Montagne.
2º. Dans la rue Saint-Jacques, commençant à droite au-dessous du
collége des Jésuites, elle continuoit jusqu'au dessous de la rue du
Cimetière-Saint-Benoît; dans la place Cambrai, elle avoit le collége
du même nom, le collége Royal, la rue Saint-Jean-de-Latran à droite
jusqu'à la rue Fromentel, et deux maisons à gauche; les deux côtés de
la rue Saint-Jean-de-Beauvais presque en entier, et quelques maisons
dans la rue Saint-Hilaire.
3º. Dans la rue des Noyers, les deux côtés de cette rue lui
appartenoient en grande partie, ainsi que le couvent des Carmes, et le
bas de leur rue jusque derrière le collége de Beauvais. Elle avoit
ensuite toute la place Maubert, et la rue des Lavandières jusqu'à la
rue des Anglois.
4º. Son territoire prenoit ensuite à droite de l'entrée de la rue
Galande, et continuoit jusqu'à l'ancienne chapelle Saint-Blaise
exclusivement. Il embrassoit les deux côtés de la rue du Fouare,
plusieurs maisons également des deux côtés dans la rue de la Bûcherie,
en allant à celle Saint-Julien, et s'étendoit jusqu'au bout oriental
de la rue des Bernardins, ce qui renfermoit la rue Perdue, la rue de
Bièvre et le commencement de celle de Saint-Victor. Cette paroisse
continuoit d'avoir le côté droit de cette rue jusqu'à celle de
Versailles, dont elle avoit aussi le côté droit, renfermant ainsi les
rues du Bon-Puits, du Paon, du Mûrier et de Saint-Nicolas, qui toutes
aboutissent à la rue Traversine, qu'elle possédoit également. De là
elle regagnoit la rue Clopin, qu'elle renfermoit tout entière, et se
prolongeoit dans la rue des Fossés-Saint-Victor, à commencer au côté
droit de la rue des Boulangers; puis remontant, elle renfermoit tout
le haut de la première de ces deux rues avec toutes celles qui y
aboutissent dans cette partie.
5º. Dans la rue Mouffetard, elle avoit une partie du côté droit de
cette rue en descendant, à partir de la seconde rue Contrescarpe, et
de même le côté gauche jusqu'à la rue Copeau, dont elle avoit aussi la
gauche jusqu'à la Pitié. Cette paroisse possédoit en outre un bout de
la rue des Fossés-Saint-Jacques, la seconde rue Contrescarpe, les
rues du Puits-qui-parle, du Cheval-Vert, des Poules; tout le carré des
Filles Sainte-Aure dans la rue Neuve-Sainte-Geneviève; l'autre côté de
la même rue jusqu'à celle du Pot-de-Fer. Enfin elle avoit la rue des
Postes depuis le cul-de-sac des Vignes jusqu'au clos de la Visitation.
6º. Elle avoit de plus, dans Paris, l'hôtel de Cluni et les maisons
qui y touchoient. Hors de Paris, du côté de Vaugirard, la ferme de
Grenelle, ancienne propriété des chanoines de Sainte-Geneviève[298].
[Note 298: L'église Saint-Étienne-du-Mont est encore
aujourd'hui une des paroisses de Paris.]
_La Communauté des Filles Sainte-Geneviève._
Cette communauté n'étoit point, comme quelques personnes l'ont pensé,
un démembrement de celle que mademoiselle Blosset avoit formée, et qui
fut réunie aux Miramiones. Cette institution, absolument étrangère à
l'autre, n'avoit pour objet que l'instruction des jeunes filles
pauvres, et formoit ce qu'on appelle communément _école de charité_.
Les filles qui se réunirent pour la composer furent placées rue de la
Montagne-Sainte-Geneviève, dans une maison appartenant à l'abbaye; et
cet établissement, fait en 1670, fut dû aux soins de M. Beurrier,
alors curé de Saint-Étienne-du-Mont. Vers la fin du siècle dernier,
il étoit administré par des filles tirées de la maison de la rue
Saint-Maur[299].
[Note 299: Les bâtiments de cette communauté sont occupés
par des particuliers.]