Ni aube ni aurore
répandue chair et sang sur les lignes
j'efface les hiers
au fil des lendemains
les nuits me prononcent
les matins en maraude
j'avance
j'avance et longe des vertiges
quand tout près
un visage fluide déjoue l'abîme
son mot me déplie
sa phrase me secoue
interruption d'un mal brisé
par le feu des passions
embranchement d'un tout écartelé
abandonné au seuil de l'épuisement
son ressac creuse des rigoles
enchevêtrées parmi les sourires bleus de l'été
présence rouge cueillie sur les lèvres du désir
à même les renoncements
20.06.00
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