Tony Vatinel froissa la lettre et la jeta à terre. «Vous le voyez,
Tony, dit Clotilde, c'est aujourd'hui notre dernière entrevue. Il faut
nous dire adieu.»
Tony Vatinel était calme et silencieux. Il prit la main de Clotilde; il
voulut parler, mais il ne trouva pas de voix.
Il regarda cette chambre dont parlait Arthur de Sommery, et ce lit...
Son oeil était hagard et plein d'un feu sombre. Il revint à Clotilde et
lui dit: «Marie, il faut que je vous voie encore une fois.--Mais, dit
Clotilde, c'est impossible, mon mari pourrait arriver précisément cette
nuit-là.--Non, répondit Tony Vatinel, je ne partirai de Trouville
qu'après que le dernier bateau et la dernière voiture seront arrivés.»
Et il partit en courant, car une lueur blanche à l'horizon annonçait
que le jour n'allait pas tarder à paraître.