_Robert Dimeux de Fousseron à Tony Vatinel._
Pauvre Tony! je sais ce que doit être l'amour dans un coeur comme le
tien. Tu dois être bien abattu, bien malheureux.
Écoute, pars: va à Honfleur, de Honfleur à Lisieux. Je vais partir de
Paris; nous passerons quelques jours ensemble. Il y a deux ans, j'ai
fait refaire le toit de mon château de Fousseron, et j'ai chargé
Pierre Meglou de refermer la haie et d'en prendre soin. Viens y rester
avec moi pendant un mois; nous y vivrons seuls au sein de la nature.
Viens, nous parlerons de ton amour, de ton chagrin. Moi, depuis
longtemps, je n'ai plus ni amours ni chagrins que les tiens.
Je me mets en route ce soir.