L'étude sur carton d'après les arbres sur le lac de Valmont; vieux
carton mal équarri pour le maroufler.
L'étude sur toile pour rentoiler, faite à Champrosay, de la fontaine de
Baÿvet, effet de soleil couchant.
_Le Christ portant sa croix_[185], sur carton, à parqueter.
Lui redemander l'_Arabe assis_ et les études de _Chats_[186] au bitume.
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6 _avril._--Je lis avec beaucoup d'intérêt depuis quelques jours
la traduction d'_Edgar Poë_[187], de Baudelaire. Il y a dans ces
conceptions vraiment extraordinaires, c'est-à-dire extra-humaines,
un attrait de fantastique qui est attribué à quelques natures du
Nord ou de je ne sais où, mais qui est refusé, à coup sûr, à nos
natures françaises. Ces gens-là ne se plaisent que dans ce qui est
hors ou extra-nature: nous ne pouvons, nous autres, perdre à ce point
l'équilibre, et la raison doit être de tous nos écarts. Je conçois à
la rigueur une débauche du genre de celle-là, mais tous ces contes
sont sur le même ton. Je suis sûr qu'il n'y a pas un Allemand qui
ne se trouve là comme chez lui. Bien qu'il y ait un talent des plus
remarquables dans ces conceptions, je crois qu'il est d'un ordre
inférieur à celui qui consiste à peindre le vrai. J'accorde que la
lecture de _Gil Blas_ ou de l'Arioste ne donne pas des sensations
de cet ordre, et quand ce ne serait que comme moyen de varier nos
jouissances, ce genre a son mérite et tient l'imagination en éveil;
mais on n'en peut prendre à de fortes doses, et cette continuité
dans l'horrible ou l'impossible rendu probable est pour nous un
travers d'esprit. Il ne faut pas croire que ces auteurs-là aient plus
d'imagination que ceux qui se contentent de décrire les choses comme
elles sont, et il est certainement plus facile d'inventer par ce
moyen des situations frappantes, que par la route battue des esprits
intelligents de tous les siècles.
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