Londres est assez calme aujourd'hui; il y a encore de loin en loin
quelques groupes dans la cité, mais l'effervescence tombe. Le duc
était ce matin au lever du roi où je l'ai vu; il était fort
tranquille, et a répondu comme je le voulais à la demande que je lui
faisais de reprendre nos conférences interrompues depuis quelques
jours. Je crois que demain il nous proposera de nous réunir à deux
heures.
Lorsque l'on apprit avant-hier qu'il n'y aurait pas de dîner dans la
cité, le marquis de Wellesley[448] dit tout haut dans la Chambre des
pairs: _This is the boldest act of cowardise I ever heard of._
Mademoiselle trouvera que c'est plus spirituel que fraternel.
[448] Le marquis Wellesley (1760-1842), frère aîné du duc de
Wellington, ancien gouverneur de l'Inde, ancien lord-lieutenant
d'Irlande.
Il n'y aura rien de remarquable sur les affaires ministérielles avant
le 16. Tous les moyens de l'opposition sont en mouvement. Le duc a de
la confiance dans sa propre position: il croit qu'il aura la majorité
contre la motion de M. Brougham. Dans six jours, cette grande lutte
sera décidée. Je n'ai et personne n'a d'opinion sur le résultat de
cette séance, parce qu'il y a un grand nombre de membres nouveaux dont
l'opinion n'est pas connue...
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