... Je rentre à l'instant de la séance royale. Madame lira le
discours. Mais ce que j'ai le besoin de lui dire, c'est que lorsque la
voiture de l'ambassadeur de France a paru, les vivats, les hurrahs,
les _Louis-Philippe for ever! No Charles the Xth!_ ont commencé, et
cela a duré depuis _the house of lords_ jusqu'à _Bond-Street_.--Il y a
eu aussi beaucoup de _Vivat Prince Talleyrand!_ et quand je suis
revenue avec des gens portant la cocarde tricolore, le peuple a crié:
_A French lady!_ et on m'a saluée et crié des vivats tout le long de
la route.--Tous les princes de la famille royale dans la salle sont
venus me demander des nouvelles de notre Roi, de Mademoiselle, de la
Reine, et me demander (je dois le dire) avec inquiétude si notre
ministère était changé. Le roi avait fait préparer une tribune à part
pour M. de Talleyrand, afin qu'il pût être assis; mais cette bonté n'a
pas été acceptée et M. de Talleyrand est resté toujours sur ses jambes
dans la tribune diplomatique.
L'enthousiasme pour le roi a été très vif dans le peuple; il doit être
fort content de sa journée. Je demande pardon à Madame d'un
post-scriptum plus long que la lettre elle-même, mais j'ai pensé qu'il
pouvait y avoir quelque intérêt dans les détails de cette matinée.
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