Il est possible que je n'aie pas répété assez en détail les
conversations que j'ai pu avoir avec le ministère anglais; je prie
Mademoiselle de s'en prendre à un principe que m'a donné l'empereur
Napoléon, et dont je me suis trouvé bien pendant quinze ans. Il
désignait comme inférieurs les ambassadeurs à conversation (c'est
ainsi qu'il les nommait), parce que leurs conversations, disait-il,
sont plus ou moins fabriquées par le désir de plaire à leur propre
gouvernement, et cela ne vaut et n'apprend rien. Il ne prisait que
ceux qui ne transmettaient à leur gouvernement que l'impression
générale qu'ils avaient reçue et à laquelle il croyait plus ou moins
selon l'intelligence qu'il supposait à celui qui écrivait.
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