La période littéraire où nous vivons ressemble beaucoup à celle qui
commença la seconde moitié du XVIIIe siècle. Alors, comme
aujourd'hui, on se jetait dans la curiosité, dans les recherches
excentriques, dans le paradoxe, en un mot. Si le paradoxe a perdu le
XVIIIe siècle, comme on l'a dit, que fera-t-il encore du
nôtre? N'y reconnaît-on pas le mélange le plus incohérent d'opinions
politiques, sociales et religieuses, qui se soit vu depuis la décadence
romaine? Ce qui manque, c'est un génie multiple, capable de donner
un centre à toutes ces fantaisies égarées. A défaut d'un Lucien ou
d'un Voltaire, la masse du public ne prendra qu'un intérêt médiocre à
cet immense travail de décomposition où s'évertuent tant d'écrivains
ingénieux.
Le XVIIIe siècle a publié la _Défense du mahométisme_,
comme il avait tenté de résusciter l'épicuréisme et les théories
des néoplatoniciens. Ne nous étonnons pas, après les travaux qui
reparaissent dans ce dernier sens, de voir un écrivain lever parmi nous
l'étendard du prophète. Cela n'est guère plus étrange que l'annonce de
voir se construire une mosquée à Paris. Après tout, cette fondation
ne serait que juste, puisque les musulmans permettent chez eux nos
églises, et que leurs princes nous visitent comme autrefois les rois
de l'Orient visitaient Rome. Il peut résulter de grandes choses du
frottement de ces deux civilisations longtemps ennemies, qui trouveront
leurs points de contact en se débarrassant des préjugés qui les
séparent encore. C'est à nous de faire les premiers pas et de rectifier
beaucoup d'erreurs dans nos opinions sur les mœurs et les institutions
sociales de l'Orient. Notre situation en Algérie nous en fait surtout
un devoir. Il faut nous demander si nous avons quelque chose à gagner
par la propagande religieuse, ou s'il convient de nous borner à influer
sur l'Orient par les lumières de la civilisation et de la philosophie.
Les deux moyens sont également dans nos mains; il serait bon de savoir
encore si nous n'aurions pas à puiser dans cette étude quelques
enseignements pour nous-mêmes.
Lorsque l'armée française s'empara de l'Égypte, il ne manquait pas dans
ses rangs de moralistes et de réformateurs décidés à faire briller
le flambeau de la raison, comme on disait alors, sur ces sociétés
barbares; quelques mois plus tard, Napoléon lui-même invoquait dans ses
proclamations le nom de Mahomet, et le successeur de Kléber embrassait
la religion des vaincus; beaucoup d'autres Français ont alors et depuis
suivi cet exemple, et, en regard de quelques illustres personnages qui
se sont faits musulmans, on aurait peine à citer beaucoup de musulmans
qui se soient faits chrétiens. Ceci peut-être prouverait seulement que
l'islamisme offre à l'homme certains avantages qui n'existent pas pour
la femme. La polygamie a pu, en effet, tenter de loin quelques esprits
superficiels; mais, certes, ce motif n'a dû avoir aucune influence
sur quiconque pouvait étudier de près les mœurs réelles de l'Orient.
M. de Sokolniçki a réuni, dans un ouvrage un peu paradoxal peut-être,
mais où l'on rencontre beaucoup d'observation et de science, tous
les passages du Coran et de quelques autres livres orientaux qui ont
rapport à la situation des femmes. Il n'a pas eu de peine à prouver que
Mahomet n'avait établi en Orient ni la polygamie, lui la réclusion, ni
l'esclavage; cela ne peut plus même être un sujet de discussion; il
s'est attaché seulement à faire valoir tous les efforts du législateur
pour modérer et réduire le plus possible ces antiques institutions de
la vie patriarcale, qui furent toujours en partie une question de race
et de climat.
L'idée de la déchéance de la femme et la tradition qui la présente
comme cause première des péchés et des malheurs de la race humaine,
remontent spécialement à la Bible, et ont dû, par conséquent, influer
sur toutes les religions qui en dérivent. Cette idée n'est pas plus
marquée dans le dogme mahométan que dans le dogme chrétien. Il y a
bien une vieille légende arabe qui enchérit encore sur la tradition
mosaïque; toutefois, nous hésitons beaucoup à croire qu'elle ait jamais
été prise entièrement au sérieux.
On sait que les Orientaux admettent Adam comme le premier homme dans
l'acception matérielle du mot, mais que, selon eux, la terre avait
été peuplée d'abord par les dives ou esprits élémentaires, créés
précédemment par Dieu d'une manière _élevée, subtile_ et _lumineuse_.
Après avoir laissé ces populations préadamites occuper le globe pendant
soixante-douze mille ans, et s'être fatigué du spectacle de leurs
guerres, de leurs amours et des productions fragiles de leur génie,
Dieu voulut créer une race nouvelle, plus intimement unie à la terre
et réalisant mieux l'hymen difficile de la matière et de l'esprit.
C'est pourquoi il est dit dans le Coran: «Nous avons créé Adam en
partie de terre sablonneuse et en partie de limon; mais, pour les
génies, nous les avions créés et formés d'un feu très-ardent.» Dieu
forma donc un moule composé principalement de ce sable fin dont la
couleur devint le nom d'Adam (rouge), et, quand la figure fut séchée,
il l'exposa à la vue des anges et des dives, afin que chacun pût en
dire son avis. Éblis, autrement nommé Azazel, qui est le même que
notre Satan, vint toucher le modèle, le frappa sur le ventre et sur
la poitrine, et s'aperçut qu'il était creux. «Cette créature vide,
dit-il, sera exposée à se remplir; la tentation a bien des voies pour
pénétrer en elle.» Cependant, Dieu souffla la vie dans les narines de
l'homme, et lui donna pour compagne la fameuse Lilith, appartenant à
la race des dives, qui, d'après les conseils d'Éblis, devint plus tard
infidèle, et eut la tête coupée. Ève ou _Hava_ ne devait donc être que
la seconde femme d'Adam. Le Seigneur, ayant compris qu'il avait eu
tort d'associer deux natures différentes, résolut de tirer cette fois
la femme de la substance même de l'homme. Il plongea celui-ci dans le
sommeil, et se mit à extraire l'une de ses côtes, comme dans notre
légende. Voici maintenant la nuance différente de la tradition arabe:
pendant que Dieu, s'occupant à refermer la plaie, avait quitté des yeux
la précieuse côte, déposée à terre près de lui, un singe (_kerd_),
envoyé par Éblis, la ramassa bien vite et disparut dans l'épaisseur
d'un bois voisin. Le Créateur, assez contrarié de ce tour, ordonna à un
de ses anges de poursuivre l'animal. Ce dernier s'enfonçait parmi des
branchages de plus en plus touffus. L'ange parvint enfin à le saisir
par la queue; mais cette queue lui resta dans la main, et ce fut tout
ce qu'il put rapporter à son maître, aux grands éclats de rire de
l'assemblée. Le Créateur regarda l'objet avec quelque désappointement.
«Enfin, dit-il, puisque nous n'avons pas autre chose, nous allons
tâcher d'opérer également.» Et, cédant peut-être légèrement à un
amour-propre d'artiste, il transforma la queue du singe en une créature
belle au dehors, mais au dedans pleine de malice et de perversité.
Faut-il voir ici seulement la naïveté d'une légende primitive ou la
trace d'une sorte d'ironie voltairienne qui n'est pas étrangère à
l'Orient? Peut-être serait-il bon, pour la comprendre, de se reporter
aux premières luttes des religions monothéistes, qui proclamaient la
déchéance de la femme, en haine du polythéisme syrien, où le principe
féminin dominait sous les noms d'Astarté, de Derceto ou de Mylitta.
On faisait remonter plus haut qu'Ève elle-même la première source du
mal et du péché; à ceux qui refusaient de concevoir un Dieu créateur
éternellement solitaire, on parlait d'un crime si grand commis par
l'antique épouse divine, qu'après une punition dont l'univers avait
tremblé, il avait été défendu à tout ange ou créature terrestre de
jamais prononcer son nom. Les solennelles obscurités des cosmogonies
primitives ne contiennent rien d'aussi terrible que ce courroux de
l'Éternel, anéantissant jusqu'au souvenir de la mère du monde. Hésiode,
qui peint si longuement les enfantements monstrueux et les luttes
des divinités mères du cycle d'Uranus, n'a pas présenté de mythe
plus sombre. Revenons aux conceptions plus claires de la Bible, qui
s'adoucissent encore et s'humanisent dans le Coran.
On a cru longtemps que l'islamisme plaçait la femme dans une position
très-inférieure à celle de l'homme, et en faisait, pour ainsi dire,
l'esclave de son mari. C'est une idée qui ne résiste pas à l'examen
sérieux des mœurs de l'Orient. Il faudrait dire plutôt que Mahomet a
rendu la condition des femmes beaucoup meilleure qu'elle ne l'était
avant lui.
Moïse établissait que l'impureté de la femme, qui met au jour une
fille et apporte au monde une nouvelle cause de péché, doit être plus
longue que celle de la mère d'un enfant mâle. Le Talmud excluait les
femmes des cérémonies religieuses et leur défendait l'entrée du temple.
Mahomet, au contraire, déclare que la femme est la _gloire_ de l'homme;
il lui permet l'entrée des mosquées, et il lui donne pour modèles Asia,
femme de Pharaon, Marie, mère du Christ, et sa propre fille Fatime.
Abandonnons aussi l'idée européenne qui présente les musulmans comme ne
croyant pas à l'âme des femmes. Il est une autre opinion plus répandue
encore, qui consiste à penser que les Turcs rêvent un ciel peuplé de
houris, toujours jeunes et toujours nouvelles: c'est une erreur; les
houris seront simplement leurs épouses rajeunies et transfigurées, car
Mahomet prie le Seigneur d'ouvrir l'Éden aux vrais croyants, ainsi
qu'à leurs parents, à leurs épouses et à leurs enfants qui auraient
pratiqué la vertu. «Entrez dans le paradis, s'écrie-t-il; vous _et vos
compagnes_, réjouissez-vous! »
Après une telle citation et bien d'autres qu'on pourrait faire, on se
demande d'où est né le préjugé si commun encore parmi nous. Il faut
peut-être n'en pas chercher d'autre motif que celui qu'indique un de
nos vieux auteurs. «Cette tradition fut fondée sur une plaisanterie
de Mahomet à une vieille femme, qui se plaignait à lui de son sort
sur le sujet du paradis; car il lui dit que les vieilles femmes n'y
entreraient pas, et, sur ce qu'il la voyait inconsolable, il ajouta que
toutes les vieilles seraient rajeunies avant d'y entier. »
Du reste, si Mahomet, comme saint Paul, accorde à l'homme autorité sur
la femme, il a soin de faire remarquer que c'est en ce sens qu'il est
forcé de la nourrir et de lui constituer un douaire. Au contraire,
l'Européen exige une dot de la femme qu'il épouse.
Quant aux femmes veuves ou libres à un titre quelconque, elles ont les
mêmes droits que les hommes; elles peuvent acquérir, vendre, hériter;
il est vrai que l'héritage d'une fille n'est que le tiers de celui
du fils; mais, avant Mahomet, les biens du père étaient partagés
entre les seuls enfants capables de porter les armes. Les principes
de l'islamisme s'opposent si peu même à la domination de la femme,
que l'on peut citer dans l'histoire des Sarrasins un grand nombre de
sultanes absolues, sans parler de la domination réelle qu'exercent du
fond du sérail les sultanes mères et les favorites. De notre temps
encore, les Arabes du Liban avaient conféré une sorte de souveraineté
honorifique à la célèbre lady Stanhope.
Toutes les femmes européennes qui ont pénétré dans les harems
s'accordent à vanter le bonheur des femmes musulmanes. «Je suis
persuadée, dit lady Montague, que les femmes seules sont libres en
Turquie.» Elle plaint même un peu le sort des maris, forcés, en
général, pour cacher une infidélité, de prendre plus de précautions
encore que chez nous. Ce dernier point n'est exact peut-être qu'à
l'égard des Turcs qui ont épousé une femme de grande famille. Lady
Morgan remarque très-justement que la polygamie, _tolérée_ seulement
par Mahomet, est beaucoup plus rare en Orient qu'en Europe, où elle
existe sous d'autres noms. Il faut donc renoncer tout à fait à l'idée
de ces harems dépeints par l'auteur des _Lettres persanes_, où les
femmes, n'ayant jamais vu d'hommes, étaient bien forcées de trouver
aimable le terrible et galant Usbek. Tous les voyageurs ont rencontré
bien des fois, dans les rues de Constantinople, les femmes des sérails,
non pas, il est vrai, circulant à pied comme la plupart des autres
femmes, mais en voiture ou à cheval, ainsi qu'il convient à des dames
de qualité, et parfaitement libres de tout voir et de causer avec les
marchands. La liberté était plus grande encore dans le siècle dernier,
où les sultanes pouvaient entrer dans les boutiques des Grecs et des
Francs (les boutiques des Turcs ne sont que des étalages). Il y eut
une sœur du sultan qui renouvela, dit-on, les mystères de la tour de
Nesle. Elle ordonnait qu'on lui portât des marchandises après les
avoir choisies, et les malheureux jeunes gens qu'on chargeait de ces
commissions disparaissaient généralement sans que personne osât parler
d'eux. Tous les palais bâtis sur le Bosphore ont des salles basses sous
lesquelles la mer pénètre. Des trappes recouvrent les espaces destinés
aux bains de mer des femmes. On suppose que les favoris passagers de
la dame prenaient ce chemin. La sultane fut simplement punie d'une
réclusion perpétuelle. Les jeunes gens de Péra parlent encore avec
terreur de ces mystérieuses disparitions.
Ceci nous amène à parler de la punition des femmes adultères. On croit
généralement que tout mari a le droit de se faire justice et de jeter
sa femme à la mer dans un sac de cuir avec un serpent et un chat. Et,
d'abord, si ce supplice a eu lieu quelquefois, il n'a pu être ordonné
que par des sultans ou des pachas assez puissants pour en prendre la
responsabilité. Nous avons vu de pareilles vengeances pendant le moyen
âge chrétien.
Reconnaissons que, si un homme tue sa femme surprise en flagrant délit,
il est rarement puni, à moins qu'elle ne soit de grande famille; mais
c'est à peu près comme chez nous, où les juges acquittent généralement
le meurtrier en pareil cas; autrement, il faut pouvoir produire quatre
témoins, qui, s'ils se trompent ou accusent à faux, risquent chacun
de recevoir quatre-vingts coups de fouet. Quant à la femme et à son
complice, dûment convaincus du crime, ils reçoivent cent coups de fouet
chacun en présence d'un certain nombre de croyants. Il faut remarquer
que les esclaves mariées ne sont passibles que de cinquante coups, en
vertu de cette belle pensée du législateur que les esclaves doivent
être punis moitié moins que les personnes libres, l'esclavage ne leur
laissant que la moitié des biens de la vie.
Tout ceci est dans le Coran; il est vrai qu'il y a bien des choses,
dans le Coran comme dans l'Évangile, que les puissants expliquent et
modifient selon leur volonté. L'Évangile ne s'est pas prononcé sur
l'esclavage, et, sans parler des colonies européennes, les peuples
chrétiens ont des esclaves en Orient, comme les Turcs. Le bey de
Tunis vient, du reste, de supprimer l'esclavage dans ses États, sans
contrevenir à la loi musulmane. Cela n'est donc qu'une question de
temps. Mais quel est le voyageur qui ne s'est étonné de la douceur
de l'esclavage oriental? L'esclave est presque un enfant adoptif et
fait partie de la famille. Il devient souvent l'héritier du maître; on
l'affranchit presque toujours à sa mort en lui assurant des moyens de
subsistance. Il ne faut voir dans l'esclavage des pays musulmans qu'un
moyen d'assimilation, qu'une société qui a foi dans sa force tente sur
les peuples barbares.
Il est impossible de méconnaître le caractère féodal et militaire
du Coran. Le vrai croyant est l'homme pur et fort qui doit dominer
par le courage ainsi que par la vertu; plus libéral que le noble
du moyen âge, il fait part des ses privilèges à quiconque embrasse
sa foi; plus tolérant que l'Hébreu de la Bible, qui non-seulement
n'admettait pas les conversions, mais exterminait les nations vaincues,
le musulman laisse à chacun sa religion et ses mœurs, et ne réclame
qu'une suprématie politique. La polygamie et l'esclavage sont pour
lui seulement des moyens d'éviter de plus grands maux, tandis que la
prostitution, cette autre forme de l'esclavage, dévore comme une
lèpre la société européenne, en attaquant la dignité humaine, et en
repoussant du sein de la religion, ainsi que les catégories établies
par la morale, de pauvres créatures, victimes souvent de l'avidité des
parents ou de la misère. Veut-on se demander, en outre, quelle position
notre société fait aux bâtards, qui constituent environ le dixième de
la population? La loi civile les punit des fautes de leurs pères en
les repoussant de la famille et de l'héritage. Tous les enfants d'un
musulman, au contraire, naissent légitimes; la succession se partage
également entre eux.
Quant au voile que les femmes gardent, on sait que c'est une coutume
de l'antiquité que suivent en Orient les femmes chrétiennes, juives
ou druses, et qui n'est obligatoire que dans les grandes villes. Les
femmes de la campagne et des tribus n'y sont point soumises; aussi
les poëmes qui célèbrent les amours de Keïs et Leila, de Khosrou et
Schiraï, de Gemil et Schamba et autres ne font-ils aucune mention
des voiles ni de la réclusion des femmes arabes. Ces fidèles amours
ressemblent, dans la plupart des détails de la vie, à ces belles
analyses de sentiment qui ont fait battre tous les cœurs jeunes depuis
_Daphnis et Chloé_, jusqu'à _Paul et Virginie_.
Il faut conclure de tout cela que l'islamisme ne repousse aucun des
sentiments élevés attribués généralement à la société chrétienne. Les
différences ont existé jusqu'ici beaucoup plus dans la forme que dans
le fond des idées; les musulmans ne constituent en réalité qu'une
sorte de _secte chrétienne_; beaucoup d'hérésies protestantes ne sont
pas moins éloignées qu'eux des principes de l'Évangile. Cela est si
vrai, que rien n'oblige une chrétienne qui épouse un Turc à changer de
religion. Le Coran ne défend aux fidèles que de s'unir à des femmes
idolâtres, et convient que, dans toutes les religions fondées sur
l'unité de Dieu, il est possible de faire son salut.
C'est en nous pénétrant de ces justes observations et en nous
dépouillant des préjugés qui nous restent encore, que nous ferons
tomber peu à peu ceux qui ont rendu jusqu'ici douteuses pour nous
l'alliance ou la soumission des populations musulmanes.
[1] _Mahomet, législateur des femmes_, 1 vol., par M. de Sokolniçki,
1847.