Pise, 19 février 1822.
«Je suis un peu surpris de ne pas avoir eu de réponse à ma lettre et à
mes paquets. Lady Noel est morte, et il n'est pas impossible que je sois
obligé d'aller en Angleterre pour régler le partage de la propriété de
Wentworth, et quelle portion lady Byron doit en avoir; ce qui n'a point
été décidé par l'acte de séparation. Mais j'espère le contraire, si l'on
peut tout arranger sans moi,--et j'ai écrit à sir Francis Burdett d'être
mon arbitre, vu qu'il connaît la propriété.
»Continuez de m'adresser vos lettres ici, vu que je n'irai pas en
Angleterre si je puis m'en dispenser,--du moins pour cette raison. Mais
j'irai peut-être pour une autre; car j'ai écrit à Douglas Kinnaird
d'envoyer de ma part un cartel à M. Southey, pour une rencontre soit en
Angleterre, soit en France (où nous serions moins exposés à être
interrompus). Il y a environ une quinzaine de jours, et je n'ai pas
encore eu le tems d'avoir de réponse. Toutefois, vous recevrez un avis;
adressez donc toujours vos lettres à Pise.
»Mes agens et hommes d'affaires m'ont écrit de prendre le nom
directement; ainsi, je suis votre très-affectionné et sincère ami,